Altise sur feuille de radis daïkon et perforation des feuilles

Altises sur choux, radis, roquette et autres Brassicacées : que faire ?

Pour lutter contre les altises, il faut d’abord comprendre quelles cultures elles attaquent et dans quelles conditions elles deviennent problématiques. Ces ravageurs font partie des plus fréquents sur les Brassicacées au potager. On les repère souvent à leurs petits trous ronds, parfois très nombreux, sur les feuilles de roquette, de radis, de navet, de chou ou de chou-rave. Ces minuscules coléoptères sautent dès qu’on les approche, ce qui leur vaut aussi le nom de « puces de terre ».

Quelques perforations sur des choux déjà bien développés ne sont pas toujours préoccupantes. En revanche, les attaques peuvent compromettre les semis récents et les jeunes plants, ou rendre difficile la récolte des légumes dont on consomme les jeunes feuilles, comme la roquette, la mizuna et les moutardes. Le risque augmente particulièrement pendant les périodes chaudes et sèches, du printemps à la fin de l’été.

La prévention reste donc la stratégie la plus fiable. Elle repose sur plusieurs leviers complémentaires : protéger les cultures sensibles avec un filet anti-insectes, maintenir une bonne humidité du sol, gérer les Brassicacées voisines qui peuvent servir de plantes hôtes, mais aussi choisir autant que possible une période de semis moins favorable aux altises. Pour certaines cultures d’automne et d’hiver, décaler les semis vers la fin de l’été permet de limiter l’exposition aux périodes de forte pression, à condition de protéger les jeunes plants tant que les altises restent actives.

Que faire contre les altises ?

Contre les altises, la meilleure stratégie consiste à intervenir avant les dégâts, surtout sur les semis et les jeunes Brassicacées. Une fois les populations installées, les solutions naturelles restent souvent moins efficaces qu’une protection préventive bien posée.

  • Période de semis : lorsque la culture le permet, privilégier les semis de fin d’été plutôt que ceux réalisés au cœur des périodes chaudes et sèches
  • Filet anti-insectes : à poser dès le semis ou la plantation, avant que les altises ne colonisent les plantes
  • Maille fine : choisir un filet suffisamment serré et bien plaquer les bords au sol
  • Arrosage : maintenir le sol frais et les plantes en croissance active
  • Paillage : limiter le dessèchement du sol et les à-coups hydriques
  • Surveillance : observer en priorité les jeunes choux, radis, navets, chou-raves, roquettes, mizunas, moutardes et autres légumes asiatiques
  • Plantes hôtes : surveiller les Brassicacées cultivées, sauvages ou montées en fleurs présentes à proximité
  • En cas d’attaque forte : soutenir la croissance des plantes, protéger les cultures encore récupérables et, sur les cultures rapides très abîmées, envisager un nouveau semis à une période plus favorable sous filet

Description de l’altise

L’altise est un petit insecte de l’ordre des coléoptères. Elle appartient à la famille des chrysomèles. Ses pattes arrière bien développées lui permettent de sauter vivement dès qu’on l’approche. C’est pour cette raison qu’on la surnomme aussi puce de terre.

Sur les Brassicacées, on rencontre surtout des altises du genre Phyllotreta. Plusieurs espèces attaquent les choux, radis, navets, chou-raves, roquettes, cressons, moutardes ou colzas. Certaines sont entièrement noires. D’autres portent des bandes jaunes sur les élytres. Elles mesurent souvent de 2 à 5 mm selon les espèces, ce qui les rend difficiles à observer.

L’une des espèces connues est l’altise des crucifères, Phyllotreta nemorum, parfois appelée petite altise des crucifères ou altise du chou. Elle est généralement noire avec des bandes jaunes sur les élytres. D’autres espèces proches peuvent également être rencontrées sur les Brassicacées, comme Phyllotreta atra, plutôt noire, Phyllotreta undulata, à bandes jaunes légèrement ondulées, ou encore Phyllotreta cruciferae.

Au potager, il n’est pas toujours nécessaire d’identifier précisément l’espèce présente. Le plus important est de reconnaître le comportement et les dégâts : les adultes sautent lorsqu’ils sont dérangés et perforent les feuilles en formant de nombreux petits trous arrondis. Les attaques sont surtout problématiques sur les jeunes plants et sur les légumes dont on consomme les feuilles jeunes, comme la roquette, le cresson ou les radis.

Tous les dégâts ne sont cependant pas visibles sur le feuillage. Selon les espèces, les larves peuvent se développer dans le sol, au niveau des racines, ou dans les tissus de la plante. Mais dans un potager familial, ce sont généralement les dégâts des adultes sur les feuilles qui sont les plus faciles à repérer et qui alertent le jardinier.

Si les insectes sont surtout présents dans les fleurs, vérifiez comment distinguer les altises des méligèthes.

Qu’est-ce qui favorise les altises ?

Les périodes chaudes et sèches favorisent les altises. Lorsque le sol se dessèche, les jeunes Brassicacées poussent plus lentement. Les dégâts deviennent alors plus visibles, car les altises perforent les feuilles plus vite que la plante ne produit de nouveau feuillage.

Les altises s’attaquent surtout aux semis récents, aux jeunes plants repiqués et aux légumes-feuilles récoltés jeunes. La roquette, le cresson, la mizuna et la moutarde de Chine demandent donc une attention particulière. Des choux déjà bien enracinés supportent souvent mieux quelques perforations.

La présence de Brassicacées cultivées, sauvages ou montées en fleurs à proximité peut aussi maintenir les altises dans une zone du potager. C’est pourquoi il faut être particulièrement vigilant lorsqu’on installe de jeunes choux, radis, navets ou salades asiatiques près d’anciennes cultures de roquette, de moutarde ou d’autres plantes hôtes.

Quand semer les Brassicacées pour limiter les attaques d’altises ?

Les altises ne présentent pas la même menace toute l’année. Leur activité augmente lorsque les températures sont élevées et que le temps est sec et ensoleillé. Au potager, la période comprise entre le printemps et la fin de l’été est donc généralement la plus délicate, avec une pression souvent importante en juin, juillet et août.

Cela pose surtout problème parce que les dégâts sont beaucoup plus graves sur une plante qui vient de lever ou qui possède seulement quelques feuilles. Quelques altises peuvent rapidement cribler les cotylédons et les premières feuilles, alors qu’un chou déjà bien développé supportera généralement beaucoup mieux les mêmes perforations.

Privilégier les semis de fin d’été lorsque la culture le permet

Pour les Brassicacées destinées aux récoltes d’automne et d’hiver, il peut donc être intéressant d’éviter autant que possible les semis réalisés au cœur de l’été.

C’est notamment le cas de nombreuses cultures à croissance rapide comme :

  • la mizuna ;
  • le pak choï et le tatsoï ;
  • les moutardes asiatiques ;
  • la roquette ;
  • certains radis ;
  • les navets.

Un semis réalisé à la fin du mois d’août ou au début du mois de septembre va bénéficier progressivement de températures plus fraîches et d’une humidité plus importante qu’un semis réalisé en juillet. La croissance des Brassicacées devient alors souvent plus favorable tandis que l’activité des altises finit par diminuer.

Il ne faut toutefois pas considérer la fin de l’été comme une période sans risque. Lors d’un mois de septembre chaud et sec, les altises peuvent rester nombreuses et continuer à attaquer les jeunes plantes. Certaines espèces restent même actives durant une partie de l’automne tant que les températures demeurent suffisamment douces.

Le décalage du semis doit donc être associé à une protection dès la levée lorsque les altises sont présentes dans le potager. Un filet anti-insectes à maille très fine permet de sécuriser les premières semaines, puis la baisse des températures réduit progressivement le risque.

Une roquette en fleurs peut servir de plante hôte aux altises

Au potager bio ou en permaculture, il est fréquent de laisser monter certaines plantes en fleurs pour attirer les pollinisateurs et favoriser la biodiversité. C’est une pratique intéressante, mais avec les Brassicacées, elle peut aussi avoir un effet secondaire si des jeunes plants sensibles se trouvent à proximité.

Retour d’expérience : roquette en fleurs et attaque d’altises sur chou-rave

Au printemps, j’ai laissé fleurir un rang de roquette sur une plate-bande. Sa floraison a effectivement attiré des insectes, ce qui semblait positif pour la biodiversité du potager.

Mais lorsque j’ai voulu libérer cette plate-bande pour installer des courgettes, j’ai coupé la roquette. Dans les jours qui ont suivi, mes chou-raves situés à proximité, jusque-là très beaux, se sont fait dévorer rapidement par les altises. Les feuilles se sont d’abord retrouvées criblées de petits trous, puis les limbes ont presque totalement disparu, ne laissant parfois que les nervures. Bien que les pigeons ont dû aider les altises pour parvenir à ce résultat final, l’attaque de ces dernières était très forte.

L’explication la plus probable est que cette roquette en fleurs servait de plante hôte aux altises. Tant qu’elle était en place, elle maintenait une partie des altises dans cette zone du potager. Une fois coupée, les insectes se sont déplacés vers les chou-raves.

Ce retour d’expérience ne signifie pas qu’il faut systématiquement supprimer toutes les Brassicacées en fleurs. Elles peuvent avoir un intérêt pour les pollinisateurs et les auxiliaires. Mais si vous avez de jeunes choux, chou-raves, navets, radis ou roquettes à proximité, mieux vaut anticiper : installez un filet à mailles très fines avant de couper les plantes hôtes, ou supprimez-les progressivement en surveillant les cultures voisines.

Quelles cultures protéger en priorité contre les altises ?

Toutes les Brassicacées ne sont pas touchées avec la même gravité. Quelques trous sur les feuilles d’un chou bien développé sont rarement problématiques. En revanche, sur les jeunes plants et les légumes-feuilles récoltés rapidement, les altises peuvent rendre la culture difficile à réussir sans protection.

Cultures concernéesPourquoi les protéger ?Protection conseillée
Légumes-feuilles récoltés jeunes : roquette, cresson, mizuna, moutarde de ChineLes feuilles sont directement consommées. Les perforations rendent vite la récolte moins appétissante, voire inutilisable si l’attaque est forte.Filet à maille très fine dès le semis. En cas de fortes populations d’altises, privilégier lorsque c’est possible les cultures de fin d’été et d’automne plutôt que les semis réalisés au cœur de l’été.
Pak choï et tatsoïCes salades asiatiques de la famille des Brassicacées produisent un feuillage tendre, très exposé aux perforations lorsqu’il est jeune.Filet préventif dès le semis ou la plantation. Les cultures de fin d’été et d’automne sont particulièrement intéressantes, mais doivent rester protégées tant que le temps demeure chaud et que les altises sont actives.
Radis et navetsLes jeunes feuilles peuvent être rapidement criblées, ce qui ralentit l’installation des plants et peut compromettre les semis.Filet dès le semis pendant les périodes à risque. Pour les variétés adaptées à l’automne et à l’hiver, décaler les semis vers la fin de l’été peut réduire l’exposition aux fortes populations estivales.
Jeunes choux et chou-ravesLes jeunes plants ou les plants récemment repiqués peuvent être fortement affaiblis si les feuilles sont dévorées en quelques jours.Filet après plantation, surtout si des Brassicacées hôtes sont présentes à proximité.
Choux bien développés : choux pommés, brocolis, choux-fleurs, choux de BruxellesQuelques trous sur des plants vigoureux sont souvent moins graves. Le risque concerne surtout les attaques fortes ou les plants encore peu enracinés.Surveillance régulière. Filet utile si les attaques sont fréquentes dans le potager.

Faut-il vraiment lutter contre les altises ?

Avant de se mettre à lutter contre, commençons par relativiser. Posons nous quelques questions :

Sur quels légumes l’altise dérange vraiment ? Quelques trous sur les feuilles de choux sont-ils vraiment gênants ? A quel stade de croissance sont les plantes attaquées ? Sont-elles suffisamment nombreuses pour que je m’en inquiète ?

En effet quelques altises ne sont pas vraiment dérangeantes sur des choux déjà bien développés. Par contre sur du cresson et de la roquette on cherchera à les éviter totalement, ce qui est quand même plus appétissant. De même on sera attentif sur les jeunes plantules (choux, navets) et les jeunes plantes repiquées (choux) où sa présence peut provoquer un déséquilibre jouant jusqu’à la survie des plantes.

Prévenir et lutter contre les altises naturellement

La prévention est souvent plus efficace que les interventions une fois les altises installées. Ces petits coléoptères peuvent provoquer beaucoup de dégâts en peu de temps, surtout sur les semis récents, les jeunes plants repiqués et les légumes-feuilles de la famille des Brassicacées.

Avant même de chercher à repousser les altises, il est possible de jouer sur le calendrier des cultures. Lorsque les populations sont régulièrement importantes au potager, évitez si possible de faire coïncider la levée des Brassicacées les plus sensibles avec les périodes les plus chaudes et sèches. Les légumes adaptés aux récoltes d’automne et d’hiver peuvent souvent être semés en fin d’été, puis protégés sous filet pendant leurs premières semaines.

La première mesure consiste à maintenir les cultures en croissance active. Un plant qui pousse vite supporte mieux quelques perforations qu’un plant bloqué par la sécheresse, un sol trop pauvre ou un repiquage difficile. Des arrosages réguliers, notamment en période sèche, permettent de garder un sol plus frais et de rendre les conditions moins favorables aux altises.

Le paillage est recommandé, il limite le dessèchement du sol, protège la vie biologique et rend l’environnement un peu moins favorable aux altises.

Il faut également surveiller les Brassicacées présentes à proximité : roquette montée en fleurs, moutarde en couvert végétal, adventices de la même famille ou anciennes cultures laissées en place. Ces plantes peuvent servir de plantes hôtes et maintenir des altises dans une zone du potager. Si vous devez les couper alors que de jeunes choux, radis, navets, pak choï ou mizuna poussent à côté, mieux vaut protéger ces cultures avant l’intervention.

Enfin, dans les potagers régulièrement touchés, mieux vaut éviter de semer de la moutarde comme engrais vert juste à côté ou juste avant une culture sensible de Brassicacées. Elle peut être intéressante agronomiquement, mais elle appartient à la même famille botanique et peut contribuer à maintenir des altises sur la zone.

La mesure préventive la plus fiable reste toutefois la pose d’un filet anti-insectes à maille très fine, surtout sur les radis, navets, roquettes, cressons, salades asiatiques et jeunes choux. Il doit être installé dès le semis ou la plantation, avant que les altises ne soient présentes en nombre.

Lutter contre les altises avec un filet anti-insectes

Parmi les méthodes pour lutter contre les altises, le filet anti-insectes à maille très fine reste la solution la plus fiable. Il protège surtout les cultures sensibles : radis, roquette, cresson, navets, salades asiatiques, jeunes choux et jeunes chou-raves. Lorsque les altises sont nombreuses, ces cultures peuvent perdre beaucoup de feuillage en quelques jours.

Installez le filet dès le semis ou dès la plantation. Il agit surtout en prévention. Si vous le posez après une forte attaque, son intérêt diminue, car les altises peuvent déjà se trouver sur les plantes ou dans la zone de culture.

Soignez la pose. Plaquez bien les bords au sol avec des pierres, des planches, des agrafes ou un peu de terre. Choisissez aussi une maille suffisamment fine. Un voile trop lâche ou mal fermé laissera passer les adultes.

Avant de couvrir une culture déjà en place, prenez le temps d’observer les feuilles et de déranger légèrement les plants. L’objectif est d’éviter d’enfermer des altises sous le filet, ce qui aggraverait le problème au lieu de le résoudre. Si des adultes sont déjà présents, un arrosage, un léger binage et une surveillance attentive peuvent être utiles avant la mise en place de la protection.

Sur les cultures à cycle court, le filet peut rester en place pendant toute la durée de culture. Sur les choux et les chou-raves, il protège surtout les jeunes plants pendant la phase la plus sensible, le temps qu’ils s’enracinent correctement et produisent assez de feuillage pour mieux supporter quelques perforations.

Que faire en cas d’attaque d’altises ?

Pour limiter les dégâts, privilégiez d’abord les gestes simples :

  • Arrosez en aspersion pour humidifier le feuillage et le sol. Les altises apprécient les conditions chaudes et sèches ; l’humidité les dérange temporairement et aide les plantes à reprendre leur croissance.
  • Binez légèrement autour des cultures afin de perturber les altises présentes au niveau du sol, puis arrosez de nouveau.
  • Paillez si les plants sont assez développés, puis faites un bon arrosage.
  • Retirez les plantes hôtes proches, plusieurs jours avant vos semis ou plantations de jeunes plants afin que les altises se dispersent ailleurs que dans votre potager.
  • Semez une culture sacrificielle, sans filet, comme de la roquette, qui va servir de plante hôte et permettre à vos autres cultures protégées de subir moins de pression.
  • Posez un filet anti-insectes si la culture est encore récupérable. Avant de couvrir, observez les feuilles et secouez légèrement les plants pour éviter d’enfermer des altises sous le filet.

Si l’attaque est très forte sur une culture rapide comme la roquette, le cresson, la mizuna ou les radis, il peut être plus judicieux de supprimer les plants trop abîmés et de recommencer le semis sous filet. En été, lorsque le calendrier de la culture le permet, attendre la fin de la période la plus chaude peut également donner davantage de chances au nouveau semis de dépasser rapidement son stade sensible.

Les pulvérisations à base de plantes, comme l’absinthe, la tanaisie ou l’ail, peuvent être testées en complément pour leur effet répulsif. Leur efficacité reste toutefois variable et elles doivent être renouvelées souvent. Elles ne remplacent pas une protection physique bien posée, surtout sur les cultures les plus sensibles.

En résumé sur les altises au potager

Les altises sont surtout problématiques lorsque leurs populations sont nombreuses et qu’elles s’attaquent à des semis récents ou à de jeunes Brassicacées. Quelques perforations sur un chou vigoureux sont généralement sans conséquence, alors qu’une attaque importante peut compromettre en quelques jours une levée de radis, de navets, de mizuna ou de roquette.

La prévention repose d’abord sur le filet anti-insectes posé dès le semis ou la plantation. Une croissance régulière, un sol maintenu suffisamment frais, le paillage et la gestion des Brassicacées pouvant servir de plantes hôtes contribuent également à limiter les dégâts.

Le calendrier des cultures constitue enfin un levier à ne pas négliger. Lorsque les altises sont très nombreuses au printemps et en été, privilégier les semis de fin d’été pour les légumes qui s’y prêtent permet de déplacer leur phase la plus vulnérable vers une période progressivement moins favorable au ravageur. Ces semis doivent néanmoins rester protégés tant que le temps demeure chaud, car les altises peuvent rester actives jusque tard en automne.

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