Tétranyques, ou araignées rouges, sur une feuille de plante potagère

Feuilles piquetées et fines toiles : reconnaître les tétranyques au potager

Les tétranyques sont des ravageurs discrets, presque invisibles au premier regard. On remarque d’abord des feuilles qui se piquètent, se décolorent puis se dessèchent. En période de forte chaleur, ces symptômes peuvent facilement être attribués au soleil ou à un problème d’arrosage.

C’est ce qui s’est produit dans mon potager. Après avoir observé des feuilles en difficulté sur plusieurs cultures, dont les haricots, les courges et les patates douces, j’ai examiné le feuillage de beaucoup plus près. J’ai alors retrouvé, sur chacune de ces plantes, de minuscules acariens accompagnés par endroits de fils de soie.

Ces organismes sont des tétranyques, souvent appelés « araignées rouges ». Cette appellation est trompeuse : ils ne sont pas toujours rouges et plusieurs espèces peuvent provoquer des dégâts comparables. Il faut donc rechercher plusieurs indices concordants avant d’intervenir.

Diagnostic rapide : les signes qui doivent alerter

  • de nombreuses ponctuations jaunes, blanchâtres ou très claires sur les feuilles ;
  • un feuillage qui devient terne, grisâtre, moucheté ou bronzé ;
  • de minuscules points mobiles sur les feuilles, souvent plus nombreux au revers ;
  • de fines toiles sur le feuillage, autour des pétioles, entre plusieurs organes ou à l’extrémité des jeunes pousses ;
  • un dessèchement progressif lorsque l’attaque devient importante ;
  • un problème qui s’aggrave rapidement par temps chaud et sec, notamment sous abri.

Attention : une feuille piquetée ou desséchée ne suffit pas à elle seule pour conclure. Examinez les deux faces du feuillage, en commençant par le revers, généralement plus colonisé, et recherchez plusieurs indices concordants.

Le tétranyque à deux points : une « araignée rouge » pas toujours rouge

Les tétranyques sont des acariens phytophages de la famille des Tetranychidae. Toutes les espèces de cette famille se nourrissent de végétaux, mais seule une partie d’entre elles provoque des dégâts importants sur les cultures.

Parmi les principales espèces rencontrées au potager figure le tétranyque à deux points, ou tétranyque tisserand (Tetranychus urticae). Très polyphage, il peut coloniser des plantes appartenant à des familles très différentes : haricots, concombres, courgettes, courges, aubergines, tomates, fraisiers ou encore patates douces.

Les tétranyques sont difficiles à distinguer précisément à l’œil nu. Chez le tétranyque à deux points, la femelle adulte mesure environ 0,5 mm de long, tandis que le mâle, plus petit et plus élancé, atteint approximativement 0,3 mm. Les jeunes stades sont encore plus petits et les œufs mesurent moins de 0,1 mm. À cette échelle, les individus apparaissent surtout comme de minuscules points mobiles ; une loupe ou le mode macro du téléphone devient nécessaire pour observer leur forme et leurs taches sombres.

Malgré l’expression « araignée rouge », sa couleur peut être verdâtre, jaunâtre, orangée, rougeâtre ou très pâle selon le stade de développement, la plante consommée et l’état physiologique de l’individu. Les deux taches sombres qui lui donnent son nom correspondent principalement au contenu de son appareil digestif visible par transparence. Elles peuvent être nettes, atténuées ou difficiles à distinguer.

Les images d’acariens franchement rouges montrent notamment la forme rouge carmin de Tetranychus urticae, autrefois souvent désignée sous le nom de Tetranychus cinnabarinus. Elles ne représentent donc pas toutes les formes que l’on peut rencontrer au potager.

Les individus que j’ai observés étaient principalement translucides à orangés, avec parfois deux zones sombres. Leur aspect, les toiles produites et la grande diversité des plantes touchées orientent fortement vers le tétranyque à deux points.

Quels symptômes provoquent les tétranyques ?

Les tétranyques piquent les cellules végétales et en prélèvent le contenu. Chaque cellule atteinte forme une minuscule décoloration. Lorsque les piqûres se multiplient, les ponctuations se rejoignent et donnent au feuillage un aspect terne, grisâtre ou bronzé.

L’attaque peut ensuite provoquer un jaunissement, un flétrissement puis un dessèchement partiel ou complet des feuilles. Les parties déjà décolorées ne reverdissent généralement pas : après une intervention, il faut surtout vérifier que les dégâts cessent de progresser et que les nouvelles feuilles restent saines.

Les toiles deviennent plus visibles lorsque la population augmente, mais elles peuvent encore manquer au début de l’attaque. Elles ne doivent donc pas être le seul critère de diagnostic.

Comment confirmer la présence de tétranyques ?

Pour confirmer le diagnostic, choisissez une feuille piquetée mais encore vivante et observez ses deux faces. Commencez par le revers, généralement plus colonisé, puis examinez également la face supérieure, les nervures, les replis, les pétioles et les jeunes pousses.

À l’œil nu, les tétranyques ressemblent à de minuscules points mobiles. Une loupe ou le mode macro du téléphone permet de distinguer plus facilement leur forme, leurs pattes, les éventuelles taches sombres et les œufs translucides. Il n’est pas nécessaire de déterminer précisément l’espèce pour prendre les premières mesures au potager.

Ne pas confondre les tétranyques avec les thrips

Les deux ravageurs peuvent décolorer le feuillage. Les thrips sont cependant des insectes allongés, alors que les tétranyques ressemblent à de minuscules points arrondis. Les dégâts de thrips forment souvent des plages argentées ou des cicatrices irrégulières. De petits points noirs correspondant à leurs déjections peuvent aussi être observés.

Chez les tétranyques, le piquetage est généralement plus fin et plus diffus. La présence de fils de soie constitue un indice important en leur faveur.

Quelles cultures sont sensibles aux araignées rouges ?

Les tétranyques peuvent toucher de nombreuses cultures, notamment les aubergines, les concombres, les courgettes, les melons, les haricots et les tomates. Le risque varie selon les conditions de culture et la rapidité avec laquelle les premiers foyers sont repérés. Sur aubergine et concombre, inspectez surtout les feuilles ternes ou ponctuées et leur revers ; sous abri, les foyers peuvent progresser rapidement.

Le tétranyque à deux points est extrêmement polyphage. Au potager, il est notamment signalé sur les haricots, les aubergines, les concombres, les courgettes, les courges, les melons, les tomates, les fraisiers et les patates douces. Cette liste n’est pas exhaustive.

Toutes les plantes ne sont pas touchées avec la même intensité. La variété, l’âge du plant, son emplacement, le microclimat et la présence de prédateurs naturels peuvent influencer le développement du foyer. Dans mes cultures, certaines variétés d’aubergines ont ainsi été plus atteintes que d’autres, tandis que les vieux concombres de la serre ont été touchés avant les plants plus jeunes.

Pourquoi les tétranyques prolifèrent-ils par temps chaud et sec ?

La chaleur accélère fortement le cycle du tétranyque à deux points. Selon Ephytia, son développement passe d’environ seize jours à 20 °C à seulement sept jours à 31 °C. Son taux de croissance augmente jusqu’aux environs de 30 °C, même s’il finit par diminuer au-delà.

Sous serre ou pendant une période chaude et sèche, plusieurs générations peuvent donc se succéder rapidement. Un foyer encore discret peut devenir important avant que les premiers symptômes soient correctement identifiés.

On peut qualifier les tétranyques de ravageurs opportunistes dans la mesure où ils profitent d’un contexte qui leur est favorable : températures élevées, faible humidité, végétation dense, observation tardive et parfois moindre activité de leurs prédateurs. Ils ne se nourrissent cependant pas uniquement de plantes affaiblies. Des plantes correctement arrosées, jeunes et encore en croissance peuvent aussi être attaquées, comme je l’ai constaté sur des haricots semés en juillet.

Un dessèchement observé pendant une canicule ne doit donc pas être automatiquement attribué à la chaleur ou au manque d’eau. Le stress climatique et les dégâts de tétranyques peuvent se produire simultanément.

Que faire dès les premiers symptômes ?

Plus l’intervention est précoce, plus il est facile de limiter l’extension du foyer. La première étape ne consiste pas à pulvériser immédiatement un produit, mais à confirmer le diagnostic et à évaluer l’ampleur de l’attaque.

1. Inspecter plusieurs plantes

Ne vous limitez pas à la feuille la plus atteinte. Examinez les plantes voisines, même si leur feuillage paraît encore sain. Commencez par les feuilles proches du premier foyer et progressez vers l’extérieur.

Cette inspection permet d’abord de confirmer qu’il s’agit bien de tétranyques et non de thrips. Elle sert ensuite à déterminer si le problème correspond à un foyer localisé, à plusieurs foyers indépendants ou à une infestation déjà étendue à une rangée ou à une partie de la serre.

2. Retirer seulement les parties très atteintes

Une feuille ou une partie de tige presque entièrement desséchée et couverte de tétranyques peut être retirée, elle ne fera plus de photosynthèse. Placez immédiatement les parties retirées dans un seau ou un contenant fermé afin de les évacuer sans les transporter à découvert dans la serre. Ne les laissez pas au pied des cultures sensibles.

Évitez toutefois de supprimer massivement le feuillage. Une plante déjà affaiblie a encore besoin de feuilles fonctionnelles pour poursuivre sa croissance et alimenter ses fruits.

3. Limiter la dispersion

Les tétranyques peuvent passer d’une plante à l’autre lorsque les feuilles se touchent. Ils peuvent aussi être transportés par les mains, les vêtements, les outils ou des plants déplacés.

Lors des manipulations :

  • occupez-vous des plantes saines avant les plantes infestées ;
  • nettoyez les outils utilisés sur un foyer ;
  • évitez de secouer inutilement le feuillage ;
  • surveillez les plantes voisines pendant plusieurs jours.

Quels moyens de lutte contre les tétranyques ?

La conduite à tenir dépend de l’ampleur du foyer, de la culture, des conditions de production et de la présence éventuelle d’auxiliaires.

Le rinçage du feuillage

Sur une plante qui le supporte, un jet d’eau modéré peut décrocher une partie des acariens et des œufs. Dirigez-le principalement vers le revers, généralement plus infesté, sans négliger la face supérieure, les pétioles et les replis du feuillage.

Elle présente toutefois plusieurs limites :

  • une seule intervention est rarement suffisante ;
  • les plantes fragiles peuvent être abîmées par un jet trop fort ;
  • la méthode est difficile à appliquer sur une végétation très dense.

Intervenez de préférence à un moment où le feuillage pourra sécher rapidement, sans exposer immédiatement les feuilles mouillées à un soleil brûlant.

Les auxiliaires naturellement présents

Parmi les principaux ennemis naturels des tétranyques figurent de minuscules acariens prédateurs de la famille des Phytoseiidae. Certaines espèces, dont Amblyseius andersoni, sont présentes spontanément dans les cultures et consomment les œufs ainsi que différents stades mobiles des tétranyques.

D’autres auxiliaires participent à cette régulation : les petites coccinelles noires du genre Stethorus, spécialisées dans la chasse aux acariens, ainsi que certaines cécidomyies et certains thrips prédateurs. Les larves de chrysopes et les punaises prédatrices comme les Orius peuvent également capturer des tétranyques, mais leur action est plus secondaire.

Ces auxiliaires sont surtout utiles au début de l’infestation. Lorsque les feuilles jaunissent fortement et que des toiles recouvrent déjà les plantes, ils ne se multiplient généralement pas assez vite pour enrayer seuls le foyer. Pour les préserver, évitez les insecticides à large spectre et limitez les traitements, même autorisés en agriculture biologique, aux plantes ou aux zones réellement infestées. Les pulvérisations agissant par contact peuvent aussi atteindre les prédateurs présents sur les feuilles.

L’introduction d’acariens prédateurs commercialisés concerne principalement les cultures sous serre, où les conditions sont plus faciles à maîtriser. Elle relève d’une démarche plus large présentée dans l’article consacré au biocontrôle au potager. Voir aussi comment attirer les coccinelles au potager.

Les produits formulés autorisés

Des produits formulés à base d’huile de colza sont autorisés contre les acariens sur les cultures légumières. En août 2026, Nativert et Nativert Spray sont référencés dans E-Phy pour l’emploi amateur au jardin et la production biologique.

Leur concentration et leur formulation étant différentes, il faut suivre l’étiquette propre à chaque produit. Leur autorisation ne permet pas de transposer directement leur dosage à une préparation réalisée avec de l’huile alimentaire. Ces produits agissent par contact et ne doivent pas être appliqués en présence de pollinisateurs ou d’auxiliaires.

Une solution maison peu onéreuse

J’ai également testé une préparation maison à base d’huile de colza alimentaire, d’eau et d’une petite quantité de liquide vaisselle. L’huile agit par contact : son efficacité dépend donc de la couverture réelle des individus.

Une telle préparation n’est toutefois pas standardisée. La nature du liquide vaisselle, la qualité de l’émulsion et la quantité déposée sur le feuillage peuvent modifier son efficacité et sa phytotoxicité. Un essai limité à quelques feuilles est préférable avant de traiter une plante entière, notamment en période de forte chaleur.

Le savon noir contre les tétranyques

Le savon noir est parfois utilisé contre les tétranyques. Il contient principalement des sels potassiques d’acides gras qui peuvent agir par contact sur les stades mobiles. Pour être touchés, les acariens doivent recevoir directement la pulvérisation : il faut donc couvrir les zones colonisées, notamment le revers des feuilles, mais aussi la face supérieure, les pétioles et les parties prises dans les toiles.

Comme les huiles, le savon agit sans distinguer les ravageurs des petits auxiliaires directement atteints. Évitez les pulvérisations généralisées, les fleurs fréquentées par les pollinisateurs, les périodes très chaudes et les plantes fortement stressées. Un essai préalable sur quelques feuilles permet également de vérifier la tolérance du feuillage.

Comment prévenir de nouvelles attaques ?

La prévention repose d’abord sur une surveillance régulière des cultures sensibles pendant les périodes chaudes. Observez quelques feuilles chaque semaine, sur les deux faces, en insistant sur les plantes placées sous abri et celles situées à proximité d’un foyer déjà identifié.

Un arrosage régulier ne suffit pas à empêcher une attaque, mais il évite d’ajouter un stress hydrique aux dégâts provoqués par les acariens. Préservez également les auxiliaires en évitant les traitements généralisés et les insecticides à large spectre.

Après une intervention, surveillez surtout les nouvelles feuilles. La disparition des individus mobiles ne signifie pas que tous les œufs ont été atteints, et une reprise du foyer reste possible.

Mon retour d’expérience sur plusieurs cultures en 2026

J’ai repéré la première attaque en juillet 2026, pendant la seconde période caniculaire. Les plantes ne manquaient pas d’eau, mais les conditions étaient très favorables à la multiplication des tétranyques.

Dans la serre, les vieux plants de concombres ont été touchés avant les plants plus jeunes. Les aubergines ont été atteintes sous serre comme à l’extérieur, avec des différences de sensibilité visibles entre les variétés.

Sur les concombres, le premier signe a été un dessèchement précoce que j’ai d’abord attribué à la chaleur. Les ponctuations visibles sur les feuilles d’aubergines m’ont ensuite amené à observer le feuillage plus attentivement. J’ai recherché les toiles puis observé les individus à l’œil nu et avec le mode macro de mon téléphone. Ils étaient présents sur les deux faces des feuilles, mais généralement plus nombreux au revers.

Un soir, j’ai pulvérisé une préparation composée d’une cuillère à soupe d’huile de colza, d’un peu de liquide vaisselle pour un litre d’eau. Avant le traitement, les tétranyques présents sur les toiles se déplaçaient suffisamment pour être observés à l’œil nu. Après la pulvérisation, ils restaient visibles, mais ne bougeaient plus, y compris le lendemain. L’effet curatif était donc directement observable sur les individus atteints par la préparation.

Le lendemain, j’ai retiré les tiges et les feuilles mortes. Les aubergines ont repris leur croissance sans effet indésirable visible sur le feuillage. Les vieux plants de concombres, déjà trop dégradés, n’ont pas récupéré.

Une récidive s’est ensuite produite dans la serre. Il est difficile d’atteindre toutes les faces des feuilles au sein d’une végétation dense, et certains individus ou certains œufs ont probablement échappé à la pulvérisation. Le traitement a donc réduit le foyer sans éliminer durablement toute l’infestation en une seule intervention.

Début août, j’ai retrouvé des symptômes comparables sur des patates douces, des haricots, des courgettes, des potimarrons et des butternuts. Des jeunes haricots issus d’un semis de juillet étaient également touchés. En examinant chaque culture de près, j’ai retrouvé des tétranyques.

Les individus observés étaient surtout translucides, légèrement orangés, souvent accompagnés de deux zones sombres. Je n’ai pas observé les formes franchement rouges souvent représentées dans les ouvrages ou Internet. L’ensemble de ces caractères oriente vers le tétranyque à deux points, sans permettre de confirmer formellement l’espèce.

Questions fréquentes sur les tétranyques

Le tétranyque à deux points est-il toujours rouge ?

Non. Tetranychus urticae peut paraître translucide, jaunâtre, verdâtre, orangé ou rougeâtre. Les deux zones sombres qui lui donnent son nom sont souvent plus utiles que sa couleur, mais elles ne sont pas toujours nettement visibles.

Peut-on avoir des tétranyques sans voir de toile ?

Oui. Lors d’une attaque débutante ou encore limitée, les ponctuations et les acariens peuvent être présents avant que les fils de soie deviennent faciles à repérer. L’absence de toile n’exclut donc pas les tétranyques.

Comment voir les tétranyques à l’œil nu ?

Observez le revers d’une feuille piquetée. Recherchez de minuscules points mobiles près des nervures et des replis. Une loupe ou le mode macro du téléphone facilite leur observation.

Les feuilles piquetées peuvent-elles redevenir vertes ?

Les cellules déjà décolorées ne se réparent généralement pas. Après une intervention, observez surtout si les dégâts cessent de progresser et si les nouvelles feuilles restent plus saines.

Faut-il supprimer toutes les feuilles atteintes ?

Non. Retirez éventuellement les feuilles presque entièrement desséchées et très infestées, mais conservez autant que possible le feuillage encore fonctionnel. Une suppression massive peut affaiblir davantage la plante.

Quelle différence entre thrips et tétranyques ?

Les thrips sont de petits insectes allongés qui provoquent souvent des plages argentées et peuvent laisser de petits points noirs. Les tétranyques sont des acariens plus arrondis, responsables d’un piquetage fin et parfois de fils de soie.

Les tétranyques attaquent-ils les courgettes ?

Oui. Ils peuvent attaquer les courgettes et d’autres cucurbitacées. Leur piquetage doit être différencié de l’oïdium, des macules naturelles de certaines variétés, des viroses et des dégâts liés à la chaleur.

Les tétranyques survivent-ils dans une serre ?

Ils peuvent se maintenir dans ou autour d’une serre selon l’espèce, les températures et les abris disponibles. La surveillance des plantes, des adventices et du matériel reste donc utile au-delà d’un foyer visible.

En résumé

Les tétranyques sont des ravageurs discrets. En période chaude, leurs dégâts peuvent être confondus avec un stress lié au soleil ou à l’arrosage : le feuillage se couvre de fines ponctuations, devient terne, jaunit puis se dessèche.

Le tétranyque à deux points, Tetranychus urticae, est l’une des principales espèces rencontrées au potager. Malgré l’appellation « araignée rouge », il peut être translucide, jaunâtre, verdâtre ou orangé. Deux zones sombres sont parfois visibles sur son dos.

Pour confirmer le diagnostic, observez les deux faces des feuilles, en particulier le revers, et recherchez des points mobiles ainsi que de fins fils de soie. Inspectez ensuite les plantes voisines et intervenez tant que le foyer reste localisé.

Une plante correctement arrosée peut malgré tout être attaquée. Par temps chaud et sec, la surveillance régulière des haricots, aubergines, concombres, courgettes, courges, patates douces et autres cultures sensibles reste le meilleur moyen d’éviter une infestation généralisée.

Sources consultées

Publications similaires