Tomates vertes atteintes de cul noir, ou nécrose apicale, avec taches brunes sèches à l’extrémité des fruits

Cul noir de la tomate : que faire et comment éviter qu’il revienne ?

Le cul noir de la tomate, aussi appelé nécrose apicale ou pourriture apicale, est un trouble physiologique fréquent au potager. Il se reconnaît à une tache brune à noire, sèche et souvent déprimée, située à l’extrémité du fruit, du côté opposé au pédoncule. Les tomates touchées sont souvent encore vertes lorsque le problème commence.

Si vos tomates noircissent avant de mûrir, surtout par le dessous, il faut d’abord vérifier qu’il s’agit bien du cul noir. Contrairement au mildiou, ce problème n’est pas provoqué par un champignon, une bactérie ou un virus. Il ne se transmet donc pas d’un plant à l’autre.

La nécrose apicale est liée à un manque local de calcium dans l’extrémité du fruit, mais cela ne signifie pas forcément que votre sol manque de calcium. Dans beaucoup de cas, le calcium est présent, mais il n’est pas correctement transporté jusqu’aux fruits en formation. Arrosages irréguliers, fortes chaleurs, stress racinaire, croissance rapide, excès de fertilisation ou sensibilité variétale peuvent favoriser le problème.

Les fruits déjà atteints ne redeviendront pas normaux. L’objectif est donc d’agir rapidement pour limiter l’apparition du cul noir sur les fruits suivants. Dans cet article, nous allons voir comment reconnaître la nécrose apicale, quoi faire tout de suite, quand éviter les traitements inutiles et comment réduire les risques de récidive.

À retenir sur le cul noir de la tomate

Le cul noir de la tomate, ou nécrose apicale, n’est pas une maladie contagieuse. C’est un trouble physiologique lié à une mauvaise alimentation locale du fruit en calcium.

  • Les fruits déjà atteints ne redeviennent pas normaux.
  • Le calcium peut être présent dans le sol, mais mal transporté jusqu’aux fruits.
  • Les arrosages irréguliers, la chaleur, le stress racinaire et une croissance rapide favorisent le problème.
  • La priorité est de stabiliser l’arrosage, de vérifier l’humidité réelle du sol et de protéger la zone racinaire.
  • Les apports de calcium ou les traitements peuvent avoir un intérêt dans certains cas, mais ils ne remplacent pas une bonne conduite de culture.
  • Les tomates allongées, les gros fruits charnus et les cultures en pot peuvent être plus sensibles.

L’objectif est donc de confirmer le diagnostic, puis de corriger rapidement les conditions de culture pour protéger les nouveaux fruits en formation.

Comment reconnaître le cul noir de la tomate ?

Si vos tomates noircissent avant de mûrir, en particulier par le dessous, il peut s’agir du cul noir de la tomate. Ce trouble, appelé aussi nécrose apicale ou pourriture apicale, correspond à une altération des tissus situés à l’extrémité du fruit, du côté opposé au pédoncule.

La zone touchée noircit progressivement, se creuse et devient sèche, déprimée, parfois dure au toucher. Le problème apparaît souvent lorsque les tomates sont encore vertes, au moment où les fruits grossissent rapidement.

Le symptôme le plus typique est donc une tache brune à noire située sous la tomate, du côté opposé au pédoncule. Au départ, la zone peut simplement paraître plus claire, grisâtre ou légèrement translucide. Elle devient ensuite plus foncée, sèche et bien localisée à l’apex du fruit.

Détail d’une tomate verte atteinte de nécrose apicale, avec une tache brune sèche à l’extrémité du fruit
La nécrose apicale se reconnaît à une tache brune à noire, sèche et localisée à l’extrémité du fruit, du côté opposé au pédoncule.

Même si son aspect peut inquiéter, le cul noir ne se comporte pas comme une maladie classique. Il ne s’agit pas d’une attaque de champignon comparable au mildiou. C’est un trouble physiologique : la plante n’arrive pas à alimenter correctement une partie du fruit, en particulier en calcium, au moment où les tissus sont en pleine croissance.

Ce point change complètement la manière d’agir car un traitement antifongique n’a pas d’intérêt contre le cul noir de la tomate. Le problème vient de conditions de culture qui perturbent l’alimentation du fruit : arrosages irréguliers, stress racinaire, fortes chaleurs, croissance rapide ou déséquilibres minéraux.

La tache reste généralement localisée à l’extrémité du fruit. C’est un bon critère pour ne pas confondre le cul noir avec le mildiou, qui se développe sur l’ensemble du fruit et présente un aspect plus marron.

Fruits de tomate verts atteints de mildiou avec taches brun-noir irrégulières
À ne pas confondre avec le cul noir : le mildiou provoque des taches brunâtres irrégulières sur les fruits, ainsi que sur les pédoncules, tiges et feuilles.

Mes tomates ont le cul noir : que faire tout de suite ?

Si vos tomates sont déjà atteintes de cul noir, les fruits touchés ne redeviendront pas normaux. L’objectif est donc d’agir rapidement pour limiter l’apparition de la nécrose apicale sur les fruits suivants, pas de faire disparaître les taches déjà formées.

Voici les actions prioritaires :

  1. Retirez les fruits très atteints. Ils ne donneront pas une récolte intéressante et continuent à mobiliser une partie des ressources du plant. Les tomates peu touchées ne sont pas toxiques si le reste du fruit est sain, mais la partie noire doit être retirée largement à la consommation.
  2. Vérifiez l’humidité réelle du sol et l’état de surface. Écartez le paillage et contrôlez la terre en profondeur, pas seulement en surface. Vérifiez aussi qu’il n’y a pas de croûte de battance ou de zone compacte sous le paillis : l’eau peut alors ruisseler, pénétrer lentement ou rester trop superficielle. Si nécessaire, griffez très légèrement les premiers centimètres du sol, sans blesser les racines, avant d’arroser. Le cul noir apparaît souvent après des à-coups d’eau : sol trop sec, gros arrosage, puis nouveau dessèchement.
Vérification de l’humidité du sol sous le paillage au pied d’un plant de tomate
Écarter le paillage permet de vérifier si le sol est réellement humide en profondeur, et pas seulement en surface.
  1. Améliorez la zone racinaire avant de repailler. Si le sol est déjà paillé, écartez l’ancien paillage autour du plant. Apportez un peu de compost mûr en surface, puis mélangez-le légèrement dans les premiers centimètres du sol, sans blesser les racines. À défaut, vous pouvez utiliser un peu de lombricompost, de compost végétal bien mûr, de terreau de feuilles ou une petite quantité de fumier composté en granulés. L’objectif n’est pas de “nourrir fort” le plant, mais d’améliorer la zone racinaire, la rétention d’eau et la régularité de l’alimentation.
  2. Arrosez lentement, en plusieurs fois, avant de remettre le paillage. Arrosez au pied, par apports progressifs, pour laisser le temps à l’eau de pénétrer dans les premiers centimètres du sol puis de descendre vers la zone racinaire. Cette réhumectation progressive limite le ruissellement, évite de recréer une croûte de battance et permet d’humidifier le sol plus régulièrement. Une fois la terre correctement réhydratée, remettez un paillage épais en place pour conserver cette humidité.
  3. Stabilisez ensuite les arrosages. Évitez l’alternance “sol très sec / gros arrosage / sol très sec”. Le but n’est pas de détremper le sol, mais de maintenir une humidité plus régulière sur plusieurs centimètres de profondeur. L’utilisation d’un tuyau micro-poreux ou d’un goutte-à-goutte peut être une bonne solution, car il apporte l’eau lentement, au pied des plants, et sans mouiller le feuillage.
Tuyau micro-poreux installé au pied de tomates sous paillage
Un tuyau micro-poreux permet d’apporter l’eau lentement au pied des tomates, sans mouiller le feuillage et avec moins d’à-coups d’arrosage.
  1. Stoppez les apports fertilisants brutaux. Évitez les engrais riches en azote, les fortes doses de potasse ou les amendements calcaires ajoutés à l’aveugle sur un plant déjà stressé. Évitez aussi le sel d’Epsom, sauf carence en magnésium clairement identifiée : le magnésium peut entrer en concurrence avec le calcium au niveau des racines.
  2. Effeuillez raisonnablement les plants très feuillus ou déjà touchés. Raccourcissez éventuellement certaines grandes feuilles, sans dénuder brutalement le plant. L’objectif est de limiter un excès de feuillage, pas de provoquer un stress supplémentaire.
  3. Surveillez les nouveaux fruits. Les premiers résultats ne se voient pas forcément sur les tomates déjà touchées, mais sur les nouvelles tomates en croissance. Si les conditions redeviennent plus régulières, les fruits formés ensuite peuvent se développer normalement.

Certains produits à base de calcium peuvent avoir un intérêt dans des cas précis, mais ils ne doivent pas être le premier réflexe si le sol est sec, si l’arrosage est irrégulier ou si les racines sont stressées. Avant de traiter, il faut d’abord rétablir une alimentation en eau régulière et protéger la zone racinaire.

Si le cul noir revient chaque année dans votre potager, le problème mérite un diagnostic plus large : régularité de l’arrosage, type de sol, volume racinaire, pH, excès de fertilisation, variétés sensibles, culture en pot ou sous serre.

Pourquoi le cul noir apparaît-il ?

Le cul noir apparaît lorsque l’extrémité du fruit ne reçoit pas assez de calcium au moment où elle se développe. Le problème survient souvent sur des tomates encore vertes, pendant le grossissement rapide des fruits. Ce manque est localisé : il touche une partie du fruit, sans signifier forcément que le sol manque de calcium.

Dans beaucoup de potagers, le problème vient plutôt du transport du calcium. Cet élément circule avec l’eau absorbée par les racines et se redistribue mal dans la plante. Il doit donc arriver régulièrement jusqu’aux fruits pendant leur croissance. Si l’arrosage fonctionne par à-coups, avec un sol très sec puis un gros apport d’eau, le transport du calcium devient irrégulier.

Les fortes chaleurs et le vent sec peuvent aggraver le phénomène, car ils augmentent la transpiration du feuillage et accélèrent le dessèchement du sol. Une culture en pot, un sol compacté, des racines stressées, un excès de fertilisation ou un pH trop acide peuvent aussi perturber l’alimentation des fruits en calcium.

Certaines tomates sont également plus exposées, notamment les variétés allongées, les tomates de type sauce et les gros fruits charnus. Les tomates cerises et les petits fruits sont généralement moins touchés, même si le contexte de culture reste toujours déterminant. Pour certaines variétés régulièrement sensibles dans votre potager, la greffe peut aussi être une piste, sans supprimer totalement le risque.

Faut-il vraiment traiter le cul noir de la tomate ?

Dans la plupart des cas, le premier réflexe ne devrait pas être d’acheter un produit contre le cul noir, mais de corriger les conditions de culture. Une tomate déjà atteinte ne guérira pas. Aucun traitement ne fera disparaître la tache noire déjà formée. L’objectif est donc de limiter le problème sur les fruits suivants, en rétablissant une alimentation plus régulière en eau et en calcium.

Les apports de calcium peuvent avoir un intérêt dans certains cas : culture en pot, substrat appauvri, sol acide, carence confirmée ou variété particulièrement sensible. Mais si le sol sèche trop vite, si l’arrosage fonctionne par à-coups ou si les racines sont stressées, ajouter du calcium ne suffira pas.

Les remèdes maison doivent aussi être utilisés avec prudence. Les coquilles d’œufs agissent très lentement, la cendre de bois peut déséquilibrer le sol si elle est apportée en excès, et le lait n’est pas une solution fiable pour corriger rapidement le problème. Le sel d’Epsom est également à éviter sans carence avérée en magnésium, car un excès de magnésium peut gêner l’absorption du calcium.

Avant de traiter, vérifiez donc d’abord les fondamentaux : humidité réelle du sol, régularité de l’arrosage, paillage, état des racines, volume de terre disponible et excès éventuels de fertilisation. C’est souvent là que se trouve la vraie correction.

J’ai détaillé ce point dans un article dédié : faut-il traiter le cul noir de la tomate ou corriger la culture ?

Effeuiller les tomates peut-il aider ?

L’effeuillage est généralement conseillé pour aérer les plants, limiter l’humidité dans le feuillage ou faciliter la maturation des fruits. Dans le cas du cul noir, il peut aussi intervenir dans une autre logique : la répartition de l’eau et du calcium dans la plante.

Le calcium circule avec le flux d’eau absorbé par les racines. Or les feuilles transpirent beaucoup plus que les fruits. Elles attirent donc une grande partie de ce flux d’eau et de calcium, alors que les fruits, moins transpirants, peuvent être moins bien alimentés, surtout en période de stress hydrique.

L’idée est qu’un effeuillage modéré peut parfois réduire la compétition entre feuillage et fruits. En pratique, il est possible de raccourcir certaines grandes feuilles sur les plants très feuillus ou déjà touchés, sans dénuder brutalement le plant.

Il ne faut pas en conclure qu’il faut défolier fortement les tomates. Un excès d’effeuillage peut avoir l’effet inverse : moins de photosynthèse, fruits exposés au soleil, coups de chaud, ralentissement de la croissance et stress supplémentaire.

En conclusion sur le cul noir de la tomate

Le cul noir de la tomate est avant tout un problème de régularité dans l’alimentation du fruit. Les tomates déjà atteintes ne redeviendront pas normales, mais il est souvent possible de limiter les dégâts sur les fruits suivants en stabilisant l’arrosage, en protégeant le sol et en évitant les apports fertilisants brutaux.

Les apports de calcium peuvent avoir un intérêt dans certains cas, mais ils ne remplacent pas une bonne gestion de l’eau, de l’enracinement et de la conduite de culture.

Si vous avez déjà observé du cul noir sur vos tomates, votre retour d’expérience peut être utile aux autres jardiniers. Quelles variétés ont été les plus touchées chez vous ? Avez-vous réussi à limiter le problème en modifiant l’arrosage, le paillage, la fertilisation ou la conduite des plants ? N’hésitez pas à partager vos observations en commentaire.

Sources et repères utiles

Pour rédiger cet article, je me suis appuyé sur des ressources techniques consacrées à la nécrose apicale de la tomate, ainsi que sur mes observations de culture au potager.

Ces références rappellent que le cul noir n’est pas une maladie contagieuse, mais un trouble physiologique lié à une mauvaise alimentation locale du fruit en calcium. Dans la plupart des situations de potager, la priorité reste donc de corriger les conditions de culture plutôt que de chercher un traitement curatif.

Questions fréquentes sur le cul noir de la tomate

Le cul noir de la tomate est-il une maladie ?

Non. Le cul noir, ou nécrose apicale, n’est pas une maladie contagieuse. Il ne s’agit pas d’un champignon, d’une bactérie ou d’un virus, mais d’un trouble physiologique lié à une mauvaise alimentation locale du fruit en calcium. Un traitement antifongique n’a donc pas d’intérêt contre ce problème.

Peut-on manger une tomate atteinte de cul noir ?

Oui, si le reste du fruit est sain. La partie noire, sèche ou nécrosée doit être retirée largement. En revanche, si le fruit est mou, très abîmé ou envahi par des moisissures secondaires, il vaut mieux ne pas le consommer.

Faut-il retirer les tomates atteintes ?

Il est préférable de retirer les fruits très atteints, car ils ne donneront pas une récolte intéressante et continuent à mobiliser une partie des ressources du plant. Si la nécrose est légère, sèche et limitée, vous pouvez éventuellement laisser le fruit finir de mûrir, puis retirer la partie abîmée à la consommation.

Pourquoi mes tomates ont-elles le cul noir malgré le paillage ?

Le paillage limite l’évaporation et aide à garder un sol plus frais, mais il ne corrige pas tout. S’il a été posé sur un sol déjà sec, si les arrosages restent irréguliers, si les racines sont peu développées ou si la variété est sensible, le cul noir peut tout de même apparaître. Il faut toujours vérifier l’humidité réelle du sol sous le paillage.

Faut-il ajouter du calcium contre le cul noir ?

Pas systématiquement. Le calcium est bien impliqué dans la nécrose apicale, mais le sol n’en manque pas forcément. Dans beaucoup de cas, le problème vient plutôt d’un transport insuffisant du calcium vers les fruits, souvent à cause d’arrosages irréguliers, de racines stressées ou d’un sol trop sec.

Les tomates en pot sont-elles plus sensibles au cul noir ?

Oui, souvent. En pot, le volume de substrat est limité, l’eau varie plus vite et les racines subissent davantage les fortes chaleurs. Les tomates en pot demandent donc un arrosage plus régulier, un contenant suffisamment grand et un substrat capable de retenir l’eau sans rester détrempé.

Quelles variétés de tomates sont les plus sensibles au cul noir ?

Les tomates allongées, les variétés de type sauce et certains très gros fruits charnus sont souvent plus sensibles. Les tomates cerises et les petits fruits sont généralement moins touchés. Mais le contexte de culture reste déterminant : arrosage, chaleur, enracinement, pot ou pleine terre peuvent modifier fortement le résultat.

À lire aussi sur les problèmes de tomates

Traitement du cul noir de la tomate : les actions utiles

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Collet jaune de la tomate : causes, solutions et prévention naturelle

Comment reconnaître ce défaut de maturation autour du pédoncule et limiter son apparition.

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30 commentaires

  1. Bonjour Aurélien, merci pour votre blog intéressant. j’ai commencé l’an dernier la plantation de tomates en pots à l’abri grâce à un avant toit (en pleine terre l’an précédent mildiou suite à 3 sem consécutives de pluie). Presque toutes mes variétés anciennes (sauf celles dont j’avais fait les semis) ont eu la pourriture apicale. Misère:-( j’avais pourtant bien arrosé. ma questions : Est-ce que la cendre est à mettre dans le trou de plantation et pourriez-vous me dire combien signifie « un peu ». A vous lire. cordialement. Griselda

    1. Bonjour Griselda,
      Merci pour votre message
      Oui « un peu » n’est vraiment pas précis… ;-)
      Vous pouvez mettre l’équivalent d’une bonne poignée par trou de plantation. Mélangez la cendre avec le compost (1 à 2 pelletés par trou).
      Les orties peuvent être fraîches comme sèches. De toute façon elles vont sécher et vous pouvez en rajouter régulièrement (ou remplacer avec de la consoude)

      N’hésitez pas à me tenir au courant
      Aurélien

  2. Oups, autre question concernant le paillage ortie, les orties doivent être fraîches au moment ou on les met ou doit les sécher avant ?
    Cordialement. Griselda

  3. bonjour Aurélien, vos idées sont lumineuses et très utiles pour « cultiver son jardin »; sauf que pour les grandes surfaces, il y a des techniques presque similaires pour l’enfouissement des engrais verts (les herbes naturellement) ainsi au moment du printemps où il y a déjà floraison pour avoir un bon volume, procéder au fauchage, laisser faner une petite semaine et labourer. vous obtenez des engrais à grande échelle + des « réserves utiles » d’eau pour vos cultures semées en automne suivant. nous appelons cette méthode ‘labours de printemps’ ou ‘dry-farming’ très valable chez moi (Algérie) en zone semi-aride. Je souligne l’importance de la matière organique (fumier bien décomposé, compost, etc..) pour l’augmentation des défenses immunitaires des cultures, des rendements, de la qualité des produits, de leur goût et arômes. Bien azzul (salut) à toi

  4. Merci Aurélien pour vos conseils.
    Grace à la consoude, je suis venue à bout de la nécrose apicale sur mes tomates « Rose de Berne » et « Cornue des Andes »
    Pour la première année de culture sur buttes (permaculture), mes tomates les « Rose de Berne » et les « Cornue des Andes » avaient le meilleure rendement, en ce 23 septembre plus de 5kgs. par pied, sur 12 variétés plantées.(peut-être effet consoude?)
    Cordialement Michel

    1. Bonjour Michel,
      Merci pour votre retour et super pour vos tomates !
      Vous avez pulvérisé de l’extrait fermenté de consoude à quelle fréquence ?
      Un bon paillis et une bonne gestion de l’arrosage contribuent aussi à régler ce problème. J’imagine que vos buttes sont paillées.
      Aurélien

  5. Bonjour Aurelien,
    Dés le début de la nécrose apicale, sur mes « Rose de Berne » et « Cornue des Andes » le 26 juin,j’ai pulvérisé une 1ère.x une décoction de consoude et 9 jours après de la consoude fermentée (purin).
    La culture sur butte ne demande pas d’arrosage pour les tomates, ni pour les courges, mais un apport de purin, un litre par pied tous les 9 jours,
    – ortie au dés la plantation,
    – mélange ortie-fougère par la suite,
    – consoude à partir de fin juillet.
    Comme couverture sur mes buttes à tomates j’utilise du broyat.
    Michel

  6. Bonjour!
    merci pour les infos. Je cultive entre 5 et 10 variétés de tomates. Cette année j’avais la pourriture apicale uniquement sur les cornes des Andes. Donc chez moi c’est semble-t-il directement lié à la variété. Black Plum, Crimée, Carotina, Rouge de Chancy, Jaune du Lac de Bret – pas de soucis.

    1. Bonjour,
      C’est vrais que les ‘Cornues des Andes’ ‘Rose de Berne’ ‘Roma’ sont les tomates les plus sensible à la pouriture apicale.
      Ma tomate préférée est la ‘CARO RICH’ une tomate sans problèmes et très riche.

  7. Bonjour,

    Petite précision,la nécrose apicale est une carence physiologique non une maladie !
    Comment expliquer que dans l’Héraut Pascal Poot ne rencontre pas ce problème
    dans la culture de ses tomates, sans aucun arrosage si ce n’est à la plantation !

    1. Bonjour,
      Par définition une maladie est une altération de l’état de santé, quelque soit l’origine. J’ai précisé « maladie physiologique » du en effet à une carence.
      En fait, peut-être que pour vous, une maladie est forcément due à un facteur biotique, d’origine parasitaire, mais ce n’est pas forcément vrai, elle peut être aussi du à un facteur abiotique, c’est à dire non parasitaire (comme ici). Je garde donc les termes « maladie physiologique » pour définir la nécrose apicale.

      Généralement les jardiniers qui rencontrent ce problème, ne cultivent pas comme Pascal Poot qui privilégie un jardin vivant (ce que j’encourage aussi).
      Ses semences s’adaptent à son terroir et à sa façon de cultiver. Le fait de ne pas habituer les plants à recevoir de l’eau dès le départ (sauf à la plantation) va forcer les racines a aller chercher cette eau en profondeur.
      De plus, son sol étant vivant, il se forme très probablement des mycorhizes entre champignons et tomates. Cette association symbiotique permet d’apporter de l’eau et des nutriments à la tomate qui offre en échange des « sucres » au champignon.
      Il y a surement d’autres raisons, son sol est à dominance argileuse je crois, il retient un peu mieux l’eau. Etc…

      Voilà, je le redis si ce n’est pas clair dans l’article, chercher à avoir un sol vivant permettra d’écarter ce problème. Je pense que c’est la solution long terme et celle qui faut privilégier.
      J’ai présenté dans cet article d’autres solutions « court terme » dont l’arrosage plus régulier.

      Aurélien

  8. Malgré tous vos conseils,je suis toujours confronté à cette nécrose apicale
    Certaines variétés sont plus sensibles : Roma, andine cornue,rose de Berne
    Cette année c’est la Roma qui est affectée.
    J’ai l’impression qu’il n’il n’y pas de véritable solution

  9. A propos de Poot… encore faut-il que ce que l’on voit sur ses vidéos corresponde mieux à la réalité que ce que le résultat que j’ai obtenu avec les graines que je lui ai achetées : peu de levée et production lamentable de ce qui a bien voulu donner des plants viables. Pour ne pas parler du fait que, interrogé à ce sujet, il n’a même pas répondu à mon mail.

    Alors Poot = vrai pro du jardinage ou du web-marketing ?

  10. Bonsoir, je suis producteur de légumes et j’ai subi lors de ma première production la nécrose apicale sur une superficie d’environ 1,5 ha de tomate de variété SAVERA. Mon système d’arrosage est constitué de goutte-à-goutte. Pour mon cas, sans être à 100% affirmatif je peux dire que l’arrosage n’a pas été défaillante car les plants étaient régulièrement et suffisamment arrosés. Par contre je soupçonne un apport trop important de fumier chimique ayant certainement occasionné un conflit avec les autres constituants en apport dans le sol, ce qui a fait un bloquage chez certains composants. Nous avons tenter vainement de corriger le défaut en faisant traitement partiels et isolés constitués en apportant des compléments d’azote et autres éléments bloqués dans le processus. Nous avons ainsi perdu toute la production soit environ 30 tonnes de tomates. Nous avons lancé notre deuxième production avec une autre variété de tomate et avec plus de précaution dans le rythme d’arrosage et le plan de fertilisation….espérant que cette fois ci sera la meilleure

    1. Bonjour Fredéric,
      Je suis étonné que vous ayez tenté de corriger la nécrose en apportant de l’azote. Vous devriez éventuellement faire un test pour analyser la composition de votre terre. Avec le LAMS par exemple.

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