association de cosmos avec les courges

8 associations de plantes au potager et au verger bio : essais, retours et nuances

Les associations de plantes font partie des sujets qui passionnent les jardiniers, mais elles demandent un peu de recul. Certaines sont faciles à observer au potager ou au verger : elles couvrent le sol, attirent les pollinisateurs, favorisent les auxiliaires ou permettent de mieux occuper l’espace. D’autres sont plus difficiles à vérifier et doivent être considérées comme des pistes à tester, plutôt que comme des recettes garanties.

Cet article a été publié à l’origine en 2013, lorsque je voulais expérimenter 8 associations de plantes dans mon potager et mon verger bio. Les essais ont ensuite fait l’objet de deux bilans détaillés en fin de saison : un bilan des associations entre légumes, fleurs et aromatiques, puis un bilan des associations autour des fruitiers, petits fruits, fleurs et aromatiques. Certaines associations ont également été complétées avec plusieurs années de recul, lorsque les plantes vivaces avaient eu le temps de mieux s’installer.

Vous trouverez donc ici les 8 associations de départ, avec les effets recherchés et les points de vigilance. Pour connaître les résultats, je vous invite à consulter les bilans associés : ils présentent les observations réalisées après quelques mois de culture, puis, pour certaines associations, les évolutions observées les années suivantes. Pour une recherche plus complète, culture par culture, vous pouvez consulter le tableau des plantes compagnes au potager bio.

À retenir

Les associations de plantes peuvent aider à couvrir le sol, attirer les pollinisateurs, favoriser les auxiliaires ou mieux occuper l’espace au potager et au verger.

Elles ne remplacent toutefois pas les bases de culture : un sol vivant, une fertilité adaptée, des arrosages réguliers, des rotations cohérentes et une observation attentive des plantes.

Les effets les plus fiables sont souvent indirects : plus de fleurs, plus d’abris, plus de diversité et un sol mieux couvert.

Potimarron associé à un cosmos sulfureux dans un potager paillé
Potimarron et cosmos sulfureux : une association intéressante pour diversifier la planche et attirer les pollinisateurs.

Les trois sœurs : maïs, haricot à rame et courge au potager

L’association des trois sœurs réunit trois cultures complémentaires : le maïs, le haricot à rame et une courge coureuse, par exemple un potiron, un potimarron ou un butternut. Elle est surtout connue en Amérique du Nord et en Amérique centrale, où elle était traditionnellement pratiquée par plusieurs peuples amérindiens.

Le principe est simple : le maïs sert de tuteur naturel au haricot, le haricot grimpe sans occuper trop de place au sol, et la courge couvre la terre avec son feuillage. Cette couverture limite la concurrence des herbes indésirables, protège le sol du soleil et aide à conserver un peu plus de fraîcheur en été.

Il faut toutefois nuancer un point souvent répété : le haricot, comme les autres légumineuses, peut fixer l’azote grâce aux nodosités présentes sur ses racines. Mais il ne faut pas l’imaginer comme un engrais immédiat pour le maïs et la courge pendant la saison. L’intérêt principal de cette association tient surtout au gain de place, à la couverture du sol et à la complémentarité des ports de croissance.

La milpa : assocation de maïs, de courges et de haricot à rame
Association maïs, haricot et courge : une culture dense qui combine tuteur naturel, gain de place et couverture du sol.

Quelle courge choisir pour l’association maïs, haricot, courge ?

Pour cette association, privilégiez une courge coureuse, capable de s’étaler au sol : potimarron, potiron ou autre courge à port rampant. Les courgettes sont un peu moins adaptées, car elles ont un port plus buissonnant et ne couvrent pas le sol de la même façon. Cependant en plantant suffisament serré ça peut aussi fonctionner.

L’association des trois sœurs demande un sol fertile et suffisamment d’espace. Elle fonctionne mieux dans une planche bien préparée, enrichie en compost mûr, avec des arrosages réguliers au démarrage. Le maïs et les courges sont gourmands : si le sol est pauvre ou sec, l’association risque de végéter.

Comment procéder en pratique ?

  1. Semez le maïs doux en poquets de 2 ou 3 graines, tous les 30 cm environ. Espacez les lignes d’environ 80 cm. Vous garderez ensuite le plant le plus vigoureux de chaque poquet.
  2. Semez les courges en godet au même moment, par exemple du potimarron ou du potiron. Elles seront plantées plus tard, lorsque le maïs aura commencé à s’installer.
  3. Attendez que le maïs mesure 15 à 20 cm avant de semer 2 ou 3 graines de haricot à rame à son pied. Cela évite que les haricots dépassent trop vite le maïs.
  4. Plantez les courges sur la ligne ou légèrement décalées, en laissant environ 2 m entre deux plants selon la vigueur de la variété.
  5. Surveillez la croissance des haricots. Si le maïs ne suffit pas comme tuteur, ajoutez quelques cannes de bambou pour éviter que l’ensemble ne se couche.

Cette association est intéressante à tester dans un potager familial, surtout si vous aimez les cultures mélangées et les planches très vivantes. En revanche, elle demande un peu d’anticipation : si le maïs est trop petit, si les courges sont trop vigoureuses ou si le sol manque de fertilité, l’équilibre entre les trois plantes peut être moins bon.

Chou, mélisse et cosmos : une association pour diversifier la planche

Les choux sont souvent cultivés en rangs assez visibles et peuvent vite devenir une cible pour plusieurs ravageurs : piérides, altises, pucerons cendrés selon les périodes. L’idée de cette association est de ne pas les laisser seuls, mais de les intégrer dans une planche plus fleurie, plus aromatique et plus accueillante pour les insectes utiles.

Dans cet essai, la mélisse et les cosmos avaient plusieurs intérêts possibles :

  • diversifier l’environnement autour des choux ;
  • attirer des pollinisateurs et des auxiliaires ;
  • perturber partiellement certains ravageurs ;
  • maintenir un peu plus de fraîcheur au niveau du sol lors des plantations d’été.

La mélisse officinale, Melissa officinalis, est une plante vivace mellifère intéressante au potager. Son feuillage dégage une odeur citronnée bien marquée, et ses fleurs attirent de nombreux insectes lorsqu’elle monte en floraison. Je la vois surtout comme une plante de biodiversité, utile pour rendre l’environnement des choux plus vivant, plutôt que comme une barrière fiable contre les ravageurs.

La mélisse se plante de préférence en bordure de planche, ou dans un coin où elle pourra rester plusieurs années. Elle apprécie les sols frais et supporte bien la mi-ombre. Attention toutefois à lui laisser un peu de place : une fois installée, elle peut former une belle touffe. Ses feuilles peuvent aussi être utilisées en infusion. Personnellement, j’apprécie beaucoup la tisane de feuilles de mélisse.

Melisse
Mélisse officinale – Melissa officinalis

Les cosmos apportent une floraison longue et légère. Semés ou plantés avant les choux, ils peuvent créer un ombrage partiel au moment des plantations d’été, ce qui aide les jeunes plants à mieux passer les périodes chaudes. Leur floraison attire aussi de nombreux insectes utiles au potager.

Il ne faut toutefois pas attendre de cette association qu’elle empêche à elle seule les attaques de piérides, d’altises ou de pucerons cendrés. Son intérêt est plutôt d’associer les choux à des plantes fleuries, aromatiques et mellifères, pour rendre la planche moins uniforme et plus favorable aux équilibres naturels.

À tester aussi : les cosmos peuvent être intéressants près des tomates et des courges, surtout pour apporter de la floraison, attirer les insectes pollinisateurs et diversifier les abords de la culture.

Capucine, poirier et menthe : couvrir le sol et attirer les insectes utiles

Au pied d’un jeune poirier, l’objectif n’est pas seulement de laisser la terre nue ou de désherber régulièrement. On peut aussi installer des plantes basses, fleuries et aromatiques, capables de couvrir le sol et d’attirer une diversité d’insectes. Dans cet essai, la capucine et la menthe avaient donc un double intérêt : occuper l’espace autour du poirier et rendre son environnement plus vivant.

Les effets recherchés étaient les suivants :

  • couvrir le sol au pied du poirier et limiter le désherbage ;
  • attirer des pollinisateurs pendant une longue période ;
  • favoriser la présence d’auxiliaires comme les coccinelles, les syrphes ou les chrysopes ;
  • observer si cette diversité végétale pouvait aider à mieux équilibrer la pression des ravageurs.

La capucine est une plante compagne intéressante, car elle attire une grande diversité d’insectes. Ses fleurs sont visitées par les abeilles, les bourdons et d’autres pollinisateurs. Elle peut aussi attirer des pucerons ou certaines chenilles, ce qui est souvent présenté comme un défaut. Mais dans un jardin équilibré, ces insectes phytophages peuvent à leur tour attirer des auxiliaires, comme les coccinelles, les syrphes ou les chrysopes.

capucines
Des jeunes capucines à transplanter près des poiriers.

La capucine augmente la diversité autour de l’arbre, couvre le sol et participe à créer un milieu plus favorable aux équilibres naturels. Sa floraison commence généralement en juin et peut se prolonger jusqu’aux gelées. C’est donc une plante intéressante pour maintenir des fleurs au jardin pendant plusieurs mois. Ses feuilles et ses fleurs sont également comestibles, avec une saveur légèrement piquante.

La menthe, de son côté, attire aussi de nombreux insectes lorsqu’elle fleurit. Elle peut être intéressante au pied d’un fruitier, mais il faut bien choisir son emplacement : elle est vivace, vigoureuse, et peut rapidement s’étendre si elle se plaît. Au pied d’un poirier, je la planterais plutôt dans une zone maîtrisée, ou dans un contenant enterré, pour éviter qu’elle ne devienne trop envahissante.

Dans mon cas, il s’agissait de menthe poivrée. L’un des points à observer était justement la cohabitation entre la capucine, plutôt annuelle et rampante, et la menthe poivrée, vivace et plus durable. Cette association est surtout intéressante comme couvre-sol fleuri et aromatique autour du poirier, plus que comme solution garantie contre les ravageurs.

Groseillier et ciboulette : une association à considérer avec prudence

Au pied des groseilliers, l’idée était de tester la ciboulette comme plante compagne. Les alliacées, comme la ciboulette, l’ail ou l’oignon, sont souvent citées dans les associations de plantes pour leur odeur marquée et leur intérêt dans la diversification des abords des cultures.

Ciboulette
Ciboulette bientôt transplantée près des groseilliers

L’effet recherché était le suivant :

  • diversifier les plantes autour du groseillier ;
  • observer si la ciboulette pouvait limiter l’installation de certaines maladies ;
  • garder un pied d’arbuste plus vivant, avec une plante basse, utile aussi en cuisine.

La rouille du groseillier est une maladie cryptogamique qui provoque des taches orangées à brunâtres sur les feuilles. Elle n’est généralement pas mortelle, mais elle peut affaiblir l’arbuste si elle revient fortement chaque année ou si le groseillier pousse déjà dans de mauvaises conditions.

Je resterais toutefois prudent avec cette association : je ne présenterais pas la ciboulette comme une solution fiable contre la rouille. Elle peut avoir sa place dans une logique de diversité végétale autour des petits fruits, mais elle ne remplace pas les gestes de base : aérer l’arbuste, éviter les excès d’humidité stagnante, supprimer les feuilles très atteintes et maintenir une bonne vigueur générale du groseillier.

En cas d’attaque, il est possible de retirer les feuilles fortement touchées. Il est possible aussi d’utiliser une décoction de prêle en prévention ou au début des symptômes.

Pois et pomme de terre : une association à tester contre les doryphores

La pomme de terre peut être touchée par deux problèmes importants au potager : le mildiou et les doryphores. Pour le mildiou, je ne connais pas d’association de plantes fiable. La prévention repose surtout sur le choix de variétés moins sensibles, l’aération des rangs, la rotation des cultures et l’éloignement des autres plantes sensibles à Phytophthora infestans, comme la tomate.

Pour les doryphores, l’association pois et pomme de terre est parfois citée comme une piste de compagnonnage. L’idée est d’intercaler ou d’entourer les rangs de pommes de terre avec des rangs de pois, afin de diversifier la culture et de voir si cela perturbe partiellement l’installation des doryphores.

Doryphores sur feuille de pomme de terre
Doryphores sur feuille de pomme de terre

L’effet recherché était donc le suivant :

  • diversifier les rangs de pommes de terre ;
  • tester un éventuel effet de perturbation contre les doryphores ;
  • occuper l’espace avec une légumineuse de début de saison ;
  • observer si l’association reste pratique au moment du buttage.

Je resterais toutefois prudent : cette association ne doit pas être présentée comme une solution suffisante en cas de forte pression de doryphores. Au potager bio, les gestes les plus fiables restent la surveillance régulière des feuilles, l’écrasement des pontes orangées sous les feuilles, le ramassage manuel des larves et la rotation des cultures.

En pratique, on peut intercaler des rangs de pois entre les rangs de pommes de terre, ou placer les pois en bordure de la parcelle. Il faut simplement anticiper le buttage : mieux vaut garder au moins 50 cm entre les rangs pour pouvoir ramener la terre autour des pommes de terre sans étouffer les pois.

Fraisier et bourrache : soutenir la pollinisation

Les fraisiers gagnent à être installés dans un environnement fleuri, surtout lorsqu’ils sont remontants et produisent des fleurs sur une longue période. L’idée de cette association est d’ajouter, près des fraisiers, une plante très visitée par les pollinisateurs afin de renforcer l’activité des abeilles, bourdons et autres insectes autour de la planche.

L’effet recherché était le suivant :

  • attirer davantage de pollinisateurs à proximité des fraisiers ;
  • favoriser une meilleure fécondation des fleurs ;
  • obtenir des fruits mieux formés ;
  • maintenir une floraison utile sur une longue période.

La fleur du fraisier doit être correctement pollinisée pour donner un fruit bien formé. Chaque petit akène visible à la surface de la fraise correspond à une partie fécondée de la fleur. Lorsque la pollinisation est incomplète, les fraises peuvent rester petites, irrégulières ou déformées.

La bourrache est intéressante car elle fleurit longtemps et attire fortement les abeilles, les bourdons et de nombreux autres pollinisateurs. Placée à proximité des fraisiers, elle peut donc contribuer à augmenter l’activité des insectes dans la zone, en particulier pour les variétés remontantes qui fleurissent pendant plusieurs mois.

Bourrache en fleur
Bourrache en fleur

Je nuancerais toutefois l’idée selon laquelle les fleurs de fraisier ne seraient “pas attractives”. Elles sont bien visitées par les pollinisateurs, mais une plante très mellifère comme la bourrache peut rendre la planche plus attractive dans son ensemble. C’est surtout cet effet d’environnement fleuri qui rend l’association intéressante.

Framboisier et souci : diversifier le pied des cannes

Au pied des framboisiers, l’objectif était de tester le souci officinal comme plante compagne. C’est une fleur annuelle facile à cultiver, longue à fleurir, et souvent intéressante pour attirer des insectes utiles au jardin.

L’effet recherché était le suivant :

  • diversifier la végétation au pied des framboisiers ;
  • attirer des pollinisateurs et des auxiliaires ;
  • observer si le souci pouvait contribuer à limiter certains problèmes sanitaires ;
  • garder une zone fleurie et vivante autour des petits fruits.

Le dessèchement des rameaux du framboisier peut avoir plusieurs causes, dont des champignons pathogènes. Les cannes brunissent, se dessèchent partiellement ou dépérissent, surtout lorsque les plants sont affaiblis, trop serrés, mal aérés ou cultivés dans des conditions humides.

D’après Gertrud Franck, le souci pourrait avoir un effet favorable autour des framboisiers. Je garderais toutefois cette association comme une piste de jardinier, et non comme une solution fiable contre le dessèchement des rameaux. La santé des framboisiers dépend d’abord de la vigueur des plants, de l’aération de la rangée, de la suppression des vieilles cannes et de bonnes conditions de culture.

syrphe sur souci
Souci officinal

Le souci reste malgré tout une plante intéressante à installer près des petits fruits. Sa floraison attire de nombreux insectes, il se ressème facilement et il occupe le pied des cultures sans devenir trop envahissant. Je le vois donc surtout comme une plante de biodiversité, utile pour rendre la framboiseraie plus accueillante aux auxiliaires, plutôt que comme une protection directe contre les maladies.

Vigne et origan : couvrir le sol et attirer les insectes utiles

Au pied de la vigne, l’idée était d’installer une plante aromatique basse, adaptée aux situations chaudes et ensoleillées. L’origan se prête bien à cet usage : il reste relativement compact, supporte les sols drainés et fleurit en attirant de nombreux insectes.

L’effet recherché était le suivant :

  • couvrir partiellement le sol au pied de la vigne ;
  • limiter l’installation d’herbes indésirables ;
  • attirer des pollinisateurs et des insectes utiles pendant la floraison ;
  • tester un éventuel effet répulsif sur certains ravageurs.

Je resterais prudent sur l’idée que l’origan puisse réellement repousser les ravageurs de la vigne. Son intérêt le plus concret est plutôt écologique et pratique : il apporte de la diversité, occupe le pied de la vigne et offre une floraison mellifère dans une zone souvent sèche et bien exposée.

L’origan pousse assez lentement au départ. Pour obtenir un petit tapis végétal, il vaut mieux planter plusieurs pieds autour d’une vigne, en gardant tout de même un peu d’espace autour du cep pour surveiller le sol, arroser si besoin et éviter une concurrence excessive les premières années.

Origan fraichement transplanté à côté d'un pied de vigne
Origan transplanté à côté d’un pied de vigne

Pour connaître les résultats observés après quelques mois de culture, vous pouvez lire les deux bilans de l’essai :

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110 commentaires

  1. Merci pour les infos, nous avons la même bible du potager!
    Je vais tenter le poirier-capucine-menthe et je vous tiendrait au courant au fur et à mesure des années.
    Je connais aussi le maïs-courge-pois à rames mais je ne vais l’expérimenter pour la première fois que cette année, je vous tiens au courant aussi. Par contre je n’ai pas utilisé la même méthode: d’abord semis de haricots puis dans quelques jours semis de maïs (maïs grain) et dans 15 jours repiquage des courges.
    cordialement,
    Grégory

    1. Merci Grégory pour ton message,
      Pour l’association capucine menthe poirier je pense que la menthe va prendre le dessus sur la capucine au fil des années étant donné qu’elle est vivace. Je compte rajouter la menthe des cerfs et la menthe verte en plus de la menthe poivrée ainsi que d’autres Labiées mais ça sera l’année prochaine.
      Pour les 3 soeurs tu n’as pas peur que le maïs ne se développe pas assez vite par rapport aux haricots ? Peut être que tu mets des tuteurs pour les faire grimper ?
      Bon jardinage et à bientôt
      Aurélien

  2. Bonjour Aurélien,
    Je ne connaissais pas l’association des trois sœurs, grâce à toi je vais pouvoir expérimenter cette association au potager.

    Je savais que l’on pouvez planter des concombre aux pieds des mais pour avoir également l’effet tuteur. Mais je n’avais pas penser aux haricots.

    Sinon j’utilise la bourrache avec les fraises mais aussi avec les courges pour attiré les insectes pollinisateurs. La phacélie est également excellent pour attirer ces insectes.

    J’utilise également les œillet d’inde et basilic aux pieds des tomates.

    Merci pour cet article.
    A très bientôt.
    Aurélie

    1. Merci pour ton commentaire Aurélie,
      Tu fais bien de mettre des bourraches parmi tes courges, leur pollinisation est obligatoire par les insectes. En fait on devrait mettre des fleurs un peu partout, d’ailleurs je pense que cette année mon potager devrait être beaucoup plus fleuri que les années précédentes !
      A très bientôt
      Aurélien

  3. bonjour

    pour les amateurs des roses: plantez 3 gousses d’ail aux pieds des rosiers et mettez la peau de bananes découpée comme engrais!

    bons jardins!
    monique

    1. Bonjour Monique
      Merci pour les astuces ! A tester sans attendre. La lavande se plait également parmi les rosiers.
      A très bientôt
      Aurélien

    2. Bonjour j’ai de la mélisse citronnelle qui s’est multipliée sur 8 tiges je vais essayer de me faire des pots suspendus anti moustique bien ravie de cette surprise dans mon jardin

  4. Bonjour Aurélien et merci de nous rappeler les associations fondamentales…

    A une époque, j’organisais mon potager en carré autour de ces fameuses associations et cela se prête assez bien au potager en carré puis que la zone de culture est morcelée pour les rotations. c’était un vrai casse-tête !

    Aujourd’hui, je jardine de façon beaucoup plus intuitive et donc au final plus naturellement. Je pratique le mélange, c’est reste du potager en carré et de ces divisions. Rien est organisé, au final toutes les variétés sont associées. Cette implantation ne correspond pas au potager idéal car le jardinier souhaite des cultures propres cette technique offre ne nombreux avantages à mes yeux : gain de temps, production échelonnée, accueil des auxiliaires, déstabilisation olfactive des ravageurs, etc. Cet espace est un écosystème a lui seul dont l’équilibre en fait un potager de fainéant…

    Je pratique également le potager en lasagne depuis de nombreuses années. Cette technique menée de façon annuelle ne permet pas au maladie cryptogamique de s’installer… Les associations sont utiles pour les cultures dérobées et quand on peut allier les effets allélopathiques positifs, c’est un régal de jardiner avec la nature et non contre elle…

    Bonne continuation dans le choix des associations !
    Franck des Ateliers en Herbe

    1. Bonjour Franck et merci pour ton commentaire,
      Je suis entièrement emballé par ta façon de jardiner. D’ailleurs ça me rappelle un peu une vidéo que j’avais vu, voici le lien (il y a deux parties) :
      http://www.dailymotion.com/video/xend3g_permaculture-un-veritable-developpe_news#.UYEQmsphrzg
      Ce type de jardinage n’est peut être pas idéal pour les débutants (reconnaissance des plantules puis des plantes, allélopathies) mais avec quelques années de pratique c’est carrément intéressant de s’y lancer si on se sent prêt à accepter un désordre ordonné.
      En tout cas je pense qu’à l’avenir je ferais quelques planches de culture de cette façon ! Pour les lasagnes aussi c’est dans mes projets, d’ailleurs je vais aller voir ton blog à ce sujet !
      A très bientôt,
      Aurélien

  5. Bonsoir Aurélien et merci pour cet excellent article !
    Je pense que je vais essayer quelques unes de ces associations. Notamment les soucis au pied des framboisiers ! Ne serait-ce parce que cela évitera peut-être que les framboisiers ne soient envahis par l’omniprésent liseron ! Quoique son action soit peut-être aussi bénéfique ?

    Quant à la capucine, chaque année j’en cultive et c’est impressionnant de constater le succès qu’elle rencontre auprès de la piéride du chou qui la dévaste en un rien de temps ! Et puis ses fleurs égayent les salades !

  6. Bonjours, la bourrage peut elle se planter en jardinière ! Sinon merci pour ce blog, je viens d ailleurs d’y consacrer un article sur mon blog ! Bonne continuation

    1. Bonjour,
      Tout d’abord je voulais vous remercier d’avoir écrit cet article sur votre blog !
      En ce qui concerne la bourrache, j’ai pu observer que sa racine faisait un pivot assez conséquent. En jardinière je ne sais pas ce que ça donne. Mais bon c’est une plante qui prospère bien donc je ne pense pas qu’il y aura de problèmes. Peut être essayez de comparer en semant dans un pot à rosier (plus haut que large), la racine aura plus de place pour se développer harmonieusement.
      A très bientôt,
      Et encore merci !
      Aurélien

  7. Bonjour Aurélien,

    Tu parles ici de l’associations pois-pommes de terre pour tenir éloigné le doryphore comme étant validée scientifiquement.
    J’ai donc fait quelques recherches sur le web pour en savoir plus mais n’ai rien trouvé à ce sujet. Aurais-tu une référence à nous proposer ?

    Merci,
    Gilles

    1. Bonjour Gilles,
      La référence pour cette association c’est le livre que je cite à la fin de l’article : Plantes compagnes au potager bio.
      L’étude a été faite au canada, par Tara Moreau, je n’ai malheureusement pas réussis à la retrouver sur internet
      Voici tout de même une première étude qui remet en question les compagnonnages de la pomme de terre avec le haricot, lin, raifort, tanaisie, souci
      http://www.organicagcentre.ca/ResearchDatabase/res_cpb_companion_tara_f.asp
      Si tu trouves quelque chose n’hésites pas à revenir vers moi
      Bonne journée
      Aurélien

        1. Bonjour,

          Je viens de tester cette année l’association petit-pois pomme de terre. Je n’ai jamais eu de soucis de doryphore jusqu’à maintenant mais je me suis dit qu’au moins cette année, je ne me casserais pas la tête pour trouver une place aux petits-pois.

          Sinon, au milieu de mes pommes de terre, l’ortie a toujours sa place, ainsi qu’une multitude d’adventices que je coupais qu’une fois qu’elles dépassaient les pommes de terre pour m’en servir de paillage. Parfois, comme cette année, je les laissais ainsi et la course pour capter la lumière avait lieu.

          Cette année, j’ai été tardif pour planter mes pommes de terre; elles ont d’ailleurs subit quelques gelées et surtout les griffes de quelques merles qui cassaient les germes à peine sorti de terre pour choper les limaces. Malgré ces désagréments, (elles sont en terre depuis mars) j’ai de très beau pieds de pommes de terre, très vivace et exempt de toute maladie.

          Autre astuce : j’urine dessus ! Je sais que l’urine pure peut bruler les plantes mais comme j’ai un grand jardin et que je n’ai qu’une vessie d’homme, il y a plus de bienfaits que de méfaits. J’utilise cette technique sur toutes les plantes gourmandes.

      1. Bonjour,
        J’ai toujours mis du lin entre les pommes de terre et je n’ai jamais eu de doryphores contrairement à ma voisine qui en est envahie

        1. Bonjour Farida,
          C’est très intéressant, c’est la seule chose que vous faites de différent avec votre voisine au niveau de la culture de la pomme de terre ?
          Pour ma part je l’avais déjà testée cette association mais elle avait été peu concluante. Après je sais que la pression des ravageurs est très importante dans les jardins familiaux (c’est mon cas). Alors peut être que je vais faire de nouveaux tests.
          Merci bien pour votre commentaire
          Belle journée
          Aurélien

  8. re bonjour , je me ballade sur ton blog , j’ai testé il y a 2 ans le mais et les haricots , résultats plutot médiocre chez moi les haricots allaient trop vite et le mais pas assez ….

    1. Bonjour bleuet,
      Joli pseudo ! Idem chez moi, certains plants de maïs sont tombés sous le poids des haricots. Je devais rajouter des cannes pour aider le maïs mais je n’ai pas pris le temps. J’en parlerai plus précisément dans mon bilan des plantes compagnes testées cette année. Je pense qu’il faut prendre son temps dans cette association, bien laisser le maïs se développer avant de semer les haricots.
      Bonne journée,
      Aurélien

  9. Salut Aurélien,

    cette année j’ai fait association des 3 sœurs, mais très déçues.

    J’ai semer mes mais et haricot en même temps, les mais se sont très bien développé, belle récolte mais les haricot… rien du tout. Les mais on du pendre le dessus.

    Qu’en pense tu cela t’es déjà arrivé?

    A plus. Bonne soirée.
    Aurélie

    1. Salut Aurélie,
      J’ai été un peu déçu par cette association mais j’ai retiré pas mal d’enseignements pour la prochaine fois, je vais en parler plus en détails dans un article bilan de ces 8 associations.

      Je pense qu’il faut vraiment planter le haricot une fois que le maïs est déjà bien développé. Ici c’est le contraire qui s’est produit, les haricots ont dominé les maïs, les cassant avec leur poids. Les deux ont bien donné, les potimarrons un peu moins.

      Je ne sais pas trop ce qu’il a pu se passer avec tes haricots. Ta planche était peut être trop fertilisée ? Est-ce que tu as testé cette variété de haricot isolée ?

      Bonne journée
      Aurélien

      1. CC Aurélien,

        merci pour ta réponse.

        Ma terre je ne pense pas qu’elle était trop fertile. C’était la 1er année de culture sur cette planche, je n’avais pas mis de fumier, ni composte juste de la phacélie. Et je n’ai pas tester cette variété ailleurs.

        Pour l’année prochaine je pense que je mettrais des filet ou tuteur pour qu’il crimpe.

        J’avais lu que souvent si c’est du mais doux, celui ci est plus faible que le mais pour le bétail et a tendance à casser sous le poids des haricot. Mais bon planter du mais pour les bétails n’a pas vraiment d’intérêt, sauf si on veux nourrir nos poules LOL. Surtout que je me suis régaler avec mes mais doux, un vrai régale et de très beaux épis bien pleins. J’ai été contente de cette réussite.

        On aurait du faire un échange, toi de haricot moi de mais ;)

        Aller a plus et merci encore

  10. bonjour,

    cette phrase m’intrigue : « Évitez les courgettes et autres courges pepo qui ont un effet négatif la croissance du maïs. »
    pouvez vous m’indiquer un article , une source ? je ne retrouve cette information nulle part ailleurs.

    Par contre je viens de lire un article qui dit que chez iroquois utilisaient ‘Cucurbita pepo’ :
    http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/sgc-cms/expositions-exhibitions/iroquoiens-iroquoians/vie_saisons_trois_soeurs-seasonal_life_three_sisters-fra.html

    1. Bonjour,

      Je suis assez intrigué par cette information que je n’ai pas réussi à étayer, ni en français ni en anglais. Je teste cette année avec du patidou d’un côté et potimarron de l’autre. Je vous tient au courant.

      1. Bonjour Ben’j,

        J’ai retrouvé ma source, il s’agit du livre de Sandra Lefrançois et de Jean-Paul Thorez, Plantes compagnes au potager bio, page 65

        D’après les auteurs les courgettes et autres pepo « inhibent plus ou moins la croissance du maïs ».

        Hâte de lire votre retour d’expérience.

        Belle saison potagère,
        Aurélien

  11. Bonjour Aurélien,

    Je n’ai jamais testé les 3 soeurs, je compte le faire l’année prochaine. J’ai vu au hasard du web, pour les régions plus froides, ils sèment le maïs en godet à l’intérieur, quand il atteint env 20 30cm ils le plantes dehors, sèment les haricots autour de la tige, qd les haricots commencent à monter ils plantent les courgettes de cette façon les maïs ont de l’avance et les haricots ne risquent pas de gagner sur leur tuteur.
    Bonne journée et félicitations pour ton site

  12. Alors, alors? Que cela a-t-il donné? Je suis intéressée par l’ association des 3 soeurs, mais je comptais y mettre une pepo aux pieds… (lady godiva), quand est-il de vos résultats? Merci

  13. ca ne doit pas etre a la bonne place mais je voudrais s avoir si tu connais le tourteaux de ricin je me pose une question sur le danger car chaque fois que je donne des fanes de mon potager aux lapins il y en a qui meurt ???

        1. Mal compris, je pensais que tu cultivais ton ricin et que tu le donnais en fourrage aux lapins.
          Comment utilises-tu le tourteau de ricin au jardin ?

          1. je l aie enfui en labouant car j etait infeste de hanetons plus de hanetons beau legumes mais sont t ils consommable les lapins meurt chaque fois que je leur donne les feuillard 8 j sans donner ils se porte bien

            1. Ce qui est sur c’est que le tourteau de ricin (non détoxifié) est toxique pour les rongeurs. La toxicité ne se transmet normalement pas aux plantes cultivées comme les carottes. Mais vu tes observations il est nécessaire de creuser la question.
              Par principe de précaution, j’éviterai à ta place de continuer à donner des fanes de carottes cette année. Ne remets pas de tourteau de ricin au printemps.

              1. dernier message j ai pense ca car cette semaine certain gateau ect decouvert de trace de rundoorf donc les plantes sans doute le mais ou autre sont contaminees

  14. Salut, je vient de decouvrir votre blog via Google, et
    j’ai constaté qu’il est vraiment instructif.

    J’apprécierai si vous continuez ceci à l’avenir.
    Beaucoup de gens bénéficieront de votre écriture, merci!

  15. L’association menthe poivrée capucine m’interpelle… car vous dites que la capucine attire le puceron, cela est vrai. Mais je doute qu’elle attire ces insectes si la menthe poivrée est avec… car j’utilise l’huile essentielle de menthe poivrée justement pour éloigner les pucerons de mes fleurs et ça marche très bien! :)

  16. Bonjour, lorsque vous évoquez des « expériences associatives » je suppose que ce sont les vôtres très personnelles. Quelles sont les critères botaniques, chimiques, et autres, qui vous amènent à décider de vos associations ? Ou bien, peut-être, avez-vous une orientation empirique dans le seul but de voir ce que cela donne…? Je vous remercie.

    1. Bonjour,
      Mes sources sont diverses et pas vraiment empiriques.
      Dans cet article il y a une association traditionnelle amérindienne qu’est la milpa. Ensuite je me suis basé sur des livres qui parlent d’associations comme « Plantes compagnes au potager bio » que je cite dans l’article. Également des publi scientifiques ou des retours d’expériences de jardiniers biodynamiques.
      Cordialement
      Aurélien

  17. bonjour,
    j’adore lire et relire tous ces commentaires fort instructifs !
    J’ai une expérience personnelle sur le ricin et les doryphores !
    J’adore le ricin rouge en tant que plante car magnifique et j’ai l’habitude d’en mettre un ou deux plants au milieu des pommes-de-terre…
    Ayant emménagé nouvellement, je constate, dans ce nouveau jardin, une terre infestée de larves de doryphore …. je plante néanmoins des pomme de terre, deux plants de ricin et du lin bleu . en milieu de culture, j’ai trouvé des doryphores morts sur les plants de ricin et rien sur les pommes de terre !!!! je cultive donc depuis toujours de cette façon et plus de doryphores du tout !!!
    Par-contre, malgré les ricins, les soucis, les tagètes et le lin, la terre est toujours infestée de larves de hannetons

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