Légumes-feuilles cultivés sous tunnel pour les récoltes d’automne et d’hiver

12 verdures à semer en fin d’été pour l’automne et l’hiver

Fin août et septembre sont des mois charnières au potager. Les tomates, courgettes et autres légumes d’été occupent encore beaucoup de place, mais c’est déjà le moment de préparer les récoltes qui prendront le relais en automne et pendant l’hiver.

Et il reste beaucoup plus de possibilités qu’on ne l’imagine. Épinards, mâche, roquette, mesclun, choux et moutardes asiatiques, mais aussi coriandre, persil ou jeunes pousses d’oignons peuvent encore être semés à cette période.

Le calendrier a toutefois son importance. Plus on avance dans l’automne, plus les jours raccourcissent et plus la croissance ralentit. Un semis réalisé fin août peut produire rapidement, alors que le même semis effectué quelques semaines plus tard aura souvent besoin d’un abri et de beaucoup plus de temps avant la récolte.

Au potager, la fenêtre optimale de semis de fin d’été est donc assez courte mais elle promet de belles récoltes pour l’automne et l’hiver !

Que semer fin août et en septembre ? Le calendrier

CultureQuand semer ou planter ?Où ?Quand récolter ?
ÉpinardFin août à septembre ; octobre sous abriPlein air puis tunnel nantais ou serre froide pour les semis tardifsOctobre-novembre pour les premiers semis ; hiver si les plants sont suffisamment développés ; semis d’octobre plutôt en fin d’hiver
MâcheAoût à septembre ; semis possibles plus tard selon la variété et l’abriPlein air ou sous abriOctobre à décembre puis pendant l’hiver ; croissance très ralentie pendant les jours courts
RoquetteFin août à septembre ; semis possibles plus tard sous abriPlein air puis tunnel nantais ou serreEnviron 4 à 6 semaines après le semis ; récoltes prolongées sous protection
Mizuna et moutardes asiatiquesFin août à septembre ; semis possibles plus tard sous abriPlein air puis tunnel nantais ou serreOctobre-novembre puis une partie de l’hiver pour les plus rustiques
Mesclun d’automneFin août à octobre selon le mélange et la protectionPlein air puis tunnel nantais ou serreEnviron 4 à 6 semaines après le semis ; plus lentement lorsque les jours raccourcissent
Bette et betterave en jeunes feuillesDébut septembre ; bette en godet en septembre puis plantation en octobre ; betterave possible fin septembre-octobre sous serrePlein air ou sous abriPremières feuilles en novembre ; récoltes possibles en fin d’année puis à la reprise pour les semis tardifs
Laitues et chicorées d’automne et d’hiverFin août à septembre selon variété, en semis ou plantationPlein air puis serre ou tunnel nantaisAutomne à hiver, voire début du printemps pour les plus rustiques
Choux chinois : pé-tsaï et pak choiPé-tsaï : fin juillet à fin août, éventuellement tout début septembre ; pak choi : fin août à septembrePlein air, puis protection possible sous tunnel nantais ou serre lorsque la saison avanceNovembre pour les semis de fin d’été ; plus tard sous protection
Cébettes et oignons pour jeunes poussesSemis en août ; plantation de bulbilles possible en octobreSous abri ou serre de préférence pour prolongerVers novembre pour les semis d’août ; jeunes pousses pendant l’hiver à partir des bulbilles plantées en automne
CoriandreAoût à septembreSous serre ou sous abriNovembre pour les semis d’août ; vers février pour les semis les plus tardifs
PersilFin août à début septembreSous abri ou serre conseilléFin automne ; récoltes possibles pendant l’hiver si les plants sont suffisamment installés
PimprenelleAutomne ou printemps ; culture vivacePlein airJeunes feuilles une fois la plante suffisamment installée ; reste en place plusieurs années

1. L’épinard : une culture à lancer suffisamment tôt

L’épinard est probablement l’un des légumes-feuilles les plus intéressants à semer à la fin de l’été. La période de fin août à septembre permet aux plants de former suffisamment de feuilles avant que la baisse de luminosité ne ralentisse fortement leur croissance.

Un premier semis réalisé fin août peut fournir des feuilles dès l’automne. D’autres semis en septembre permettent de prendre le relais pendant l’automne et l’hiver. En octobre, mieux vaut généralement semer sous serre froide ou sous tunnel, en sachant que les récoltes se décaleront davantage vers la fin de l’hiver.

La difficulté des premiers semis vient surtout de la chaleur. L’épinard germe mieux lorsque les températures diminuent. En fin d’été, profitez d’une période plus fraîche ou d’une pluie annoncée, maintenez le sol humide pendant la levée et apportez si nécessaire un ombrage temporaire.

Côté variétés, privilégiez des épinards adaptés à l’automne et à l’hiver et suffisamment résistants au froid. Le ‘Géant d’Hiver’ reste une valeur sûre et polyvalente. Le ‘Monstrueux de Viroflay’ est également intéressant pour sa vigueur et sa précocité.

Pour récolter pendant plusieurs mois, le plus important est de semer suffisamment tôt et d’échelonner les semis. La fin août et le mois de septembre sont particulièrement intéressants pour installer les cultures destinées à l’automne et à l’hiver. Je vous explique plus en détail quand semer les épinards pour en récolter de l’automne jusqu’à la fin de l’hiver.

2. La mâche : incontournable pour les récoltes hivernales

La mâche, également appelée doucette, fait partie des cultures classiques de l’automne et de l’hiver. Les premiers semis commencent dès le mois d’août et peuvent être échelonnés en septembre. Selon la variété, le climat et le mode de culture, il est encore possible de semer plus tard sous abri.

Toutes les variétés ne se comportent toutefois pas de la même manière. Les variétés à grosses graines sont intéressantes pour les premiers semis et une récolte relativement rapide, mais elles sont généralement moins rustiques. Pour les semis plus tardifs et les récoltes hivernales, mieux vaut privilégier des variétés adaptées au froid.

Le semis doit rester assez superficiel et le sol frais jusqu’à la levée. Une fois installée, la mâche demande peu de soins. Sa croissance ralentit fortement pendant les jours les plus courts, d’où l’intérêt d’obtenir des rosettes déjà bien développées avant le cœur de l’hiver.

Pour choisir la bonne période de semis, réussir la levée et prolonger les récoltes pendant l’hiver, retrouvez mon guide complet pour cultiver la mâche du semis à la récolte.

Mâche bien développée au potager pour une récolte d’automne et d’hiver
La mâche semée en fin d’été forme des rosettes qui pourront être récoltées pendant l’automne et l’hiver.

3. La roquette : l’une des plus rapides

La roquette fait partie des légumes-feuilles les plus intéressants à semer en fin d’été. Un semis réalisé fin août ou en septembre peut fournir de jeunes feuilles environ quatre à six semaines plus tard, tant que les températures restent encore suffisamment douces.

La baisse progressive des températures lui est plutôt favorable. La montée à graines ralentit et les feuilles sont souvent moins fortes que lors des périodes chaudes. On distingue notamment la roquette cultivée (Eruca sativa) et la roquette sauvage (Diplotaxis tenuifolia), plus vivace et généralement plus piquante.

Pour prolonger les récoltes, il est possible de poursuivre les semis plus tard sous tunnel nantais ou sous serre froide. Je détaille les différentes méthodes de semis, l’entretien et les récoltes dans mon guide consacré à la culture de la roquette.

Le principal problème en fin d’été reste souvent l’altise. Ces petits coléoptères apprécient particulièrement les Brassicacées et peuvent rapidement cribler de trous les jeunes feuilles de roquette. Lorsque les altises sont présentes, la meilleure stratégie consiste à installer un filet anti-insectes dès le semis, avant qu’elles ne colonisent la culture. Retrouvez ici mes conseils pour lutter contre les altises sur la roquette et les autres Brassicacées.

4. Mizuna et moutardes asiatiques : rapides et très diversifiées

Le mizuna mérite largement sa place parmi les légumes-feuilles de fin d’été, mais il est loin d’être le seul. De nombreuses moutardes asiatiques permettent de varier les formes, les couleurs et les saveurs.

On peut par exemple cultiver du mizuna, du Tokyo Bekana ou différentes moutardes aux feuilles plus ou moins découpées et piquantes comme la Golden Streak.

Semées fin août ou en septembre, ces cultures se développent rapidement lorsque les températures restent douces. Les feuilles peuvent être prélevées jeunes ou récoltées progressivement en coupant les feuilles extérieures.

Certaines supportent également très bien le froid et trouvent donc facilement leur place sous un tunnel nantais ou dans une serre froide lorsque la saison avance.

Comme la roquette et les choux chinois, elles appartiennent aux Brassicacées. Les altises peuvent donc être redoutables sur les jeunes feuilles. Là encore, mieux vaut installer un filet avant l’arrivée des ravageurs plutôt que d’essayer d’intervenir une fois les feuilles criblées de trous.

5. Le mesclun : une récolte rapide sur peu de surface

Le mesclun est particulièrement intéressant en fin d’été parce qu’on ne cherche pas à obtenir des plantes adultes. Les feuilles sont récoltées jeunes, ce qui permet d’obtenir une première coupe assez rapidement, souvent quatre à six semaines après le semis lorsque les conditions restent favorables.

Sa composition peut varier énormément : laitues à couper, chicorées, roquette, mizuna, moutardes asiatiques ou autres jeunes feuilles peuvent entrer dans le mélange. Pour les semis de fin août et de septembre, mieux vaut privilégier des espèces adaptées à la baisse progressive des températures plutôt qu’un mélange pensé uniquement pour le printemps.

Un semis assez dense permet d’occuper rapidement une petite surface et de récolter les feuilles au fur et à mesure des besoins. Sous tunnel nantais ou sous serre froide, les semis peuvent être prolongés plus tard en saison, mais la croissance ralentit fortement lorsque les jours raccourcissent.

Pour choisir les espèces à mélanger, réussir le semis et organiser les premières coupes, retrouvez mon guide pour cultiver votre propre mesclun au potager.

Mesclun d’automne composé de laitues feuille de chêne rouge, chicorées, cerfeuil et aneth
Ce mesclun associe notamment des laitues feuille de chêne rouge, des chicorées, du cerfeuil et de l’aneth pour varier les textures et les saveurs.

6. Bette et betterave : cultivez-les aussi pour leurs jeunes feuilles

Bette et betterave appartiennent à la même espèce, Beta vulgaris. La sélection variétale a simplement orienté l’une davantage vers les feuilles et les cardes, l’autre vers la racine.

Mais au potager, rien n’oblige à attendre que les plantes atteignent leur taille habituelle.

Je sème par exemple des betteraves rouges début septembre pour récolter leurs jeunes feuilles en novembre. Elles apportent à la fois de la couleur et une saveur différente dans les mélanges de jeunes pousses.

Sous serre, il est également possible de tenter des semis de betteraves fin septembre et en octobre pour des récoltes en fin d’année puis lors de la reprise de croissance.

La bette à couper se prête particulièrement bien à cette utilisation. Elle forme des pétioles beaucoup plus fins que les bettes cultivées pour leurs cardes. On peut la semer en godet en septembre puis planter les jeunes plants sous serre ou sous tunnel en octobre. Les premières petites feuilles peuvent alors être récoltées dès novembre.

7. Laitues et chicorées : les salades de l’automne et de l’hiver

Laitues et chicorées permettent de prolonger largement la saison des salades, à condition de choisir des variétés adaptées. En fin d’été, le choix variétal devient particulièrement important : certaines sont surtout destinées aux récoltes rapides d’automne, tandis que d’autres résistent suffisamment au froid pour rester en place pendant une partie de l’hiver.

Quelles laitues choisir ?

Qu’elles soient batavias, pommées, pommées grasses, romaines ou à couper, privilégiez des variétés d’hiver ou de toutes saisons et vérifiez leur résistance au froid lorsqu’elle est indiquée sur le sachet.

Parmi les variétés intéressantes, on peut citer la batavia ‘Reine des Glaces’, la laitue beurre ‘Merveille d’Hiver’ ou encore la romaine ‘Rouge d’Hiver’.

Fin août et en septembre, je préfère les semer en pépinière, en plaques ou en mini-mottes avant de planter les jeunes laitues à leur emplacement définitif. Une plantation sous serre froide ou sous tunnel nantais permet ensuite de prolonger les récoltes lorsque les températures diminuent.

Pour aller plus loin sur le choix des variétés, les semis et l’entretien, retrouvez mon guide complet sur la culture de la laitue au potager bio.

Petite astuce : si vous avez plusieurs fonds de sachets ouverts depuis quelque temps, mélangez-les et réalisez un semis assez dense. Au lieu d’attendre la formation de pommes, vous pourrez récolter les jeunes feuilles quelques semaines plus tard, à la manière d’un mesclun.

Laitue Reine des Glaces cultivée au potager pour les récoltes d’automne
La ‘Reine des Glaces’ est une laitue batavia adaptée aux cultures de fin d’été et d’automne.

Et les chicorées ?

Les chicorées sont probablement encore plus emblématiques des récoltes d’automne. On peut les répartir en plusieurs grands groupes : scaroles, frisées et chicorées sauvages. L’ancien article mettait déjà notamment en avant la ‘Cornet d’Anjou’, une variété particulièrement intéressante pour l’automne.

Les scaroles forment généralement de grosses pommes aux feuilles relativement larges. Les frisées produisent également de belles rosettes, avec un cœur plus ou moins serré selon les variétés. Certaines peuvent être blanchies avant la récolte pour rendre les feuilles du cœur plus tendres et moins amères.

Les chicorées sauvages sont souvent plus rustiques. Selon les variétés, elles peuvent former des pommes, des cornets ou des feuilles allongées. ‘Pain de Sucre’ est par exemple très intéressante pour les récoltes tardives, tandis que ‘Cornet d’Anjou’ reste une excellente variété pour l’automne.

À cette période, il faut cependant bien regarder les indications variétales : selon la chicorée et la date, on pourra encore semer, mais on sera souvent aussi dans une logique de plantation de jeunes plants pour les récoltes d’automne et d’hiver.

Certaines chicorées peuvent également être cultivées plus serrées et récoltées jeunes. C’est une autre façon de compléter les salades de fin de saison sans attendre la formation d’une grosse pomme.

8. Choux chinois : pé-tsaï et pak choi

Les choux chinois sont particulièrement intéressants pour faire la transition entre le potager d’été et celui d’automne.

Le pé-tsaï forme une pomme allongée aux feuilles tendres. Son calendrier est assez serré : mieux vaut généralement le semer entre la fin juillet et la fin août, éventuellement au tout début septembre lorsque les conditions sont favorables. La variété la plus courante s’appelle Granaat ou Michihili.

Le pak choi permet de prolonger davantage la période. Un semis réalisé fin août ou en septembre peut fournir de beaux plants à récolter à partir de novembre. Les jeunes pousses peuvent aussi être mangées.

Leur croissance rapide demande cependant un sol qui ne manque pas d’eau. Un stress hydrique ralentit la culture et peut favoriser une montée prématurée.

Ils appartiennent eux aussi aux Brassicacées. Si les altises sont encore actives à la fin de l’été, protégez les jeunes plants dès le départ.

9. Cébettes et oignons : pensez aussi aux jeunes pousses

On associe souvent l’oignon à la récolte de gros bulbes en été. Pourtant, il peut aussi être cultivé pour ses jeunes feuilles et ses petits bulbes consommés frais.

Les cébettes et oignons bottes peuvent être semés en août. Sous abri ou sous serre, les plants continuent ensuite leur croissance et les premiers peuvent être récoltés autour du mois de novembre.

Il existe aussi une autre possibilité très simple : planter quelques bulbilles en octobre uniquement pour récolter leurs jeunes pousses vertes pendant l’hiver.

On ne cherche alors pas à produire un gros oignon de conservation. La culture est conduite comme un légume-feuille, ce qui ouvre une possibilité supplémentaire pour occuper les espaces disponibles sous abri pendant la saison froide.

10. La coriandre : profitez de l’automne plutôt que de la chaleur

La coriandre est souvent semée au printemps, alors que la chaleur raccourcit rapidement sa période de production de feuilles. Elle monte facilement à graines dès que les températures augmentent.

La fin de l’été offre une autre possibilité.

Un semis réalisé en août sous abri peut donner des feuilles à récolter autour de novembre. En semant plus tard, notamment en septembre sous serre froide, la croissance va progressivement ralentir avec la diminution de la lumière.

Il faudra alors être patient : ces semis plus tardifs peuvent fournir leurs récoltes vers février, lorsque les jours commencent à rallonger.

C’est donc une culture particulièrement intéressante pour utiliser la serre autrement qu’en simple prolongement des légumes d’été.

11. Le persil : semer maintenant pour l’hiver

Le persil met du temps à lever puis à s’installer. Pour disposer de plants productifs pendant la saison froide, mieux vaut donc ne pas attendre trop longtemps.

Un semis réalisé fin août ou au début du mois de septembre, sous abri ou sous serre, permet aux plants de prendre suffisamment d’avance avant le ralentissement hivernal.

Les premières récoltes peuvent commencer en fin d’automne. Lorsque les plants sont bien installés et protégés des froids les plus marqués, ils peuvent ensuite continuer à fournir quelques feuilles pendant l’hiver.

Pour aller plus loin sur le semis, la plantation et l’entretien, retrouvez aussi mon guide sur la culture du persil au potager.

Le persil complète particulièrement bien les légumes-feuilles de cette sélection : quelques plants occupent peu de place et permettent des récoltes régulières plutôt qu’une récolte unique.

12. La pimprenelle : une verdure originale et vivace

La petite pimprenelle est différente des cultures précédentes. Il ne s’agit pas d’un légume à croissance rapide que l’on sème pour le récolter quelques semaines plus tard, mais d’une plante vivace que l’on installe durablement au potager.

Ses jeunes feuilles peuvent rejoindre les salades et les mescluns. Leur goût est assez particulier : personnellement, il me rappelle un peu la noix, avec une légère amertume. D’autres y trouvent plutôt une saveur évoquant le concombre.

La pimprenelle ne produit pas des quantités énormes de feuilles, mais ce n’est pas vraiment ce que l’on recherche. Quelques jeunes pousses suffisent pour apporter une saveur différente à une salade.

Elle peut être semée à l’automne ou au printemps et reste ensuite en place plusieurs années. Sa bonne résistance au froid permet également de prolonger les cueillettes lorsque beaucoup d’autres plantes ralentissent.

Jeune feuille de petite pimprenelle récoltée au potager
Les jeunes feuilles de petite pimprenelle apportent une saveur originale aux salades et aux mescluns.

Réussir les semis de fin d’été quand il fait encore chaud

Le principal piège de cette période est de raisonner comme si l’automne était déjà installé. Fin août et début septembre, le sol peut encore être chaud et sécher très rapidement, ce qui complique surtout la levée des espèces sensibles à la chaleur.

Pour les semis directs, préparez un sol fin, arrosez le sillon avant ou après le semis selon son humidité et surveillez surtout les premiers jours. Une graine qui commence à s’imbiber puis sèche peut ne jamais terminer correctement sa germination.

L’ombre temporaire peut être utile sur les espèces sensibles à la chaleur. Un voile d’ombrage placé au-dessus de la planche pendant quelques jours limite l’échauffement du sol et l’évaporation. Il doit être retiré lorsque les jeunes plants commencent à lever afin de leur redonner suffisamment de lumière.

Les semis en godets, plaques ou mini-mottes offrent une autre solution pour les laitues, les bettes ou certaines cultures asiatiques. Ils permettent de contrôler plus facilement l’humidité et de planter ensuite uniquement les jeunes plants correctement développés.

Si vous semez directement en pleine terre à cette période, je détaille également les principaux points de vigilance pour réussir les semis directs en été malgré la chaleur : préparation du sol, maintien de l’humidité, température de germination et protection des jeunes semis.

Sous serre et tunnel, l’objectif est surtout de gagner du temps

Une serre froide ou un tunnel nantais ne transforme pas l’hiver en printemps. Lorsque la luminosité devient faible, les plantes ralentissent malgré la protection.

Le véritable intérêt d’un abri est ailleurs : il protège les feuilles du vent, des pluies répétées et d’une partie du froid. Il permet également aux cultures déjà suffisamment développées de rester récoltables plus longtemps.

C’est pourquoi la date du semis reste déterminante. Une culture bien installée avant les jours courts pourra fournir des récoltes pendant l’hiver, tandis qu’un semis très tardif restera parfois presque immobile pendant plusieurs semaines avant de repartir à l’approche du printemps.

Pensez également à aérer les tunnels et les serres dès que les conditions le permettent. En automne et en hiver, l’excès d’humidité devient souvent plus problématique que le manque d’eau.

Continuez à semer tant que la saison le permet

La fin des cultures d’été ne signifie donc pas la fin des semis. Au contraire, fin août et septembre ouvrent une nouvelle saison de culture, avec des légumes et des aromatiques capables de prendre progressivement le relais.

L’épinard, la mâche et les laitues restent des incontournables, mais les jeunes pousses de betterave, les moutardes asiatiques, le pak choi, les cébettes ou encore la coriandre permettent de diversifier considérablement les récoltes.

Le plus important est de ne pas attendre que les planches soient entièrement libérées. Commencez les semis pendant que le sol est encore chaud et que les jours restent suffisamment longs, puis utilisez les protections lorsque les conditions se dégradent.

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